Merve Gül Aydoğan Ağlarcı
07 Février 2025•Mise à jour: 07 Février 2025
AA / Hamilton / Merve Gül Aydoğan Ağlarcı
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé, jeudi, à accélérer les évacuations médicales de la Bande de Gaza, soulignant l'urgence de la situation pour de nombreux patients en état critique.
Lors d'une conférence de presse virtuelle depuis Gaza, Richard Peeperkorn, représentant de l'OMS dans le territoire palestinien occupé, a décrit la situation sur place d'"inimaginable".
Il a précisé que, parmi les 36 hôpitaux de la région, seuls 18 sont partiellement opérationnels.
Soulignant qu'il n'y personne, ni même le personnel de l'ONU, qui ne soit épargnée par la situation à Gaza, Peeperkorn a affirmé que tout le monde lutte contre l'anxiété et la dépression mais que la région ne dispose que de deux psychiatres.
Cependant, Peeperkorn a noté que certains hôpitaux qui étaient hors-services en raison des attaques, ont pu reprendre leurs activités après l'accord de cessez-le-feu, qualifiant cela de "quelque chose de positif".
Soulignant que "12 000 à 14 000 patients ont besoin d'une évacution médicale", Peeperkorn a indiqué que la moitié de ces patients ont été bléssés dans les attaques tandis que les autres souffrent de maladies chroniques.
Bien que le poste-frontière de Rafah ait été ouvert pour permettre certaines évacuations, Peeperkorn a insisté sur le fait que cette mesure reste insuffisante.
"Nous avons besoin de corridors médicaux supplémentaires", a-t-il insisté.
Concernant les attaques visant les établissements de santé à Gaza, Peeperkorn a révélé que 670 frappes avaient ciblé ces infrastructures depuis le 7 octobre 2023, entraînant la mort de 886 personnes, dont des médecins et des civils.
Interrogé sur la décision de retrait des États-Unis de l'OMS, Peeperkorn a exprimé l'espoir que Washington reconsidère sa décision, soulignant que l'accent devrait être mis sur la collaboration plutôt que sur l'isolement.
* traduit de l'anglais pas Ayse Betul Akcesme