Ahmet Gürhan Kartal
05 Septembre 2018•Mise à jour: 06 Septembre 2018
AA / Londres / Ahmet Gurhan Kartal
Les procureurs britanniques ont accusé mercredi deux ressortissants russes d'avoir commis l'attaque à l'agent neurotoxique à Salisbury. Perpétrée en mars dernier, l'attaque a pris pour cible l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Yulia Skripal.
Le Crown Prosecution Service (CPS, Parquet britannique) a déclaré qu'Alexander Petrov et Ruslan Boshirov étaient recherchés pour avoir tenté d'assassiner Sergeï Skripal, Youlia Skripal et le policier Nick Bailey.
La Division anti-terroriste du CPS "a examiné les preuves et conclu qu'il existait des preuves suffisantes pour fournir une perspective réaliste de condamnation. Et il est clairement dans l'intérêt du public d'accuser Alexander Petrov et Ruslan Boshirov, qui sont des ressortissants russes", a déclaré Sue Hemming, Directrice des services juridiques de du CPS, dans un communiqué.
La liste des infractions commises par Petrov et Ruslan comprend, entre autres, "l'utilisation et la possession de Novichok, contrairement à la Loi sur les armes chimiques".
Sergeï Skripal, 66 ans, et sa fille ont été admis à l'hôpital après avoir été retrouvés inconscients le 4 Mars à Salisbury. Ils ont tous deux quitté l'hôpital du district de Salisbury.
Décrivant l'attaque à l'agent neurotoxique Novichok comme un "acte écoeurant et méprisable", la Première ministre britannique Theresa May a déclaré mercredi que la police reliait désormais officiellement les auteurs de l'attaque à Salibury et d'une attaque similaire perpétrée en juin à Amesbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre.
S'adressant aux législateurs britanniques, May a dévoilé plusieurs détails de l'enquête de la police, tels que la dissimulation de l'agent neurotoxique dans un flacon de parfum introduit illicitement dans le Royaume-Uni.
Elle a également souligné que les deux suspects, actuellement en Russie, étaient membres des services de renseignement militaire russe connus sous le nom de la GRU.
May a également indiqué que Londres ne ménagerait pas ses efforts pour arrêter les suspects et contenir "la menace de la GRU".
C'est "une menace pour tous nos alliés et tous nos citoyens" et "nous devons intensifier nos efforts collectifs contre elle", a-t-elle conclu.