Şerife Çetin,Ömer Aşur Çuhadar
29 Mai 2024•Mise à jour: 30 Mai 2024
AA / New York / Şerife Çetin
Les Nations unies ont signalé une diminution de 67% du volume de l'aide apportée à la bande de Gaza, depuis la fermeture du passage de Rafah, le 7 mai.
C'est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue, mercredi, par le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.
S'appuyant sur les informations obtenues auprès de ses collègues de terrain, Dujarric a indiqué que les bombardements israéliens se poursuivent toujours avec intensité.
Le responsable onusien a révélé une baisse de 67% du volume de l'aide et ce, depuis la fermeture du passage de Rafah, le 7 mai.
Dujarric a expliqué que ''les agences de santé et autres services ferment les uns après les autres, et que les déplacements dus aux attaques affectent également la répartition des ressources".
Il a souligné "qu'un seul hôpital à Rafah fonctionne partiellement et que les Nations unies et leurs partenaires font de leur mieux malgré toutes les circonstances".
Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé, mardi, que tous les hôpitaux de Rafah ont cessé de fournir leurs services, en raison de l'attaque terrestre israélienne en cours sur la ville depuis le 6 mai.
Israël poursuit sa guerre, sans tenir compte de l'intention de la Cour pénale internationale de délivrer des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre de son Premier ministre, Benyamin Netanyahu, et de son ministre de la défense, Yoav Gallant, pour leur responsabilité dans les "crimes de guerre" et les "crimes contre l'humanité" commis à Gaza.
Israël assiège la Bande de Gaza depuis 18 ans et sa guerre a forcé quelque deux millions d'habitants de l'enclave, soit environ 2,3 millions de Palestiniens, à fuir dans des conditions catastrophiques, victimes d'une grave pénurie de denrées alimentaires, d'eau potable et de médicaments.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni