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31 Juillet 2026•Mise à jour: 31 Juillet 2026
La Commission européenne a accusé, vendredi dans un communiqué de presse, la plateforme chinoise de commerce en ligne Temu d'entraver une enquête portant sur d'éventuelles subventions étrangères, en ne fournissant pas les informations demandées dans les délais impartis.
Selon la Commission, Temu n'aurait pas transmis l'ensemble des documents et données requis malgré plusieurs demandes, compliquant ainsi le déroulement de l'enquête ouverte au titre du règlement européen sur les subventions étrangères. Bruxelles estime que cette coopération insuffisante pourrait entraîner des mesures procédurales et, le cas échéant, des sanctions.
L'enquête vise à déterminer si Temu a bénéficié de subventions susceptibles de fausser la concurrence sur le marché européen. Les autorités européennes examinent notamment si ces soutiens ont permis à l'entreprise de proposer des prix artificiellement bas ou d'obtenir un avantage concurrentiel indu.
La Commission européenne dispose du pouvoir d'imposer des amendes aux entreprises qui refusent de coopérer ou fournissent des informations incomplètes ou trompeuses dans le cadre de ses enquêtes.
L'affaire s'inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles de l'Union européenne sur les entreprises étrangères, notamment chinoises, afin de garantir des conditions de concurrence équitables au sein du marché unique.
Temu a vigoureusement contesté à la presse française ces allégations. Il indique que « Temu a coopéré pleinement à toutes les demandes formulées par la Commission lors de ces inspections » et de n’avoir touché « aucune subvention étrangère ayant faussé la concurrence » en Europe, tout en assurant de son attachement à des règles du jeu équitables.