Bilal Müftüoğlu
03 Février 2016•Mise à jour: 03 Février 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Les proviseurs des lycées français réclament une autorisation pour que leurs élèves puissent fumer dans la cour, suite aux menaces d'attentat, a annoncé mercredi le syndicat national des personnels de la direction de l'Education nationale (SNPDEN).
Le syndicat a demandé au Premier ministre français Manuel Valls "s'il était possible de surseoir à l'article du code de santé publique qui pose l'interdiction de fumer", a fait savoir Michel Richard, secrétaire général adjoint du SNPDEN, lors de son intervention sur la radio France Info.
La demande déposée auprès du Premier ministre fait suite à une circulaire signée par plusieurs proviseurs appelant à "aménager et d'organiser la sécurité des élèves de la meilleur façon qu'il soit".
"Le rassemblement de lycéens, massivement, sur un trottoir, c'est faire porter un risque extrêmement élevé et très certainement plus élevé que la consommation de tabac", a encore soutenu, faisant allusion aux menaces d'attentat qui pèsent sur les établissements scolaires.
En France, la loi Evin du 10 janvier 1991 interdit de fumer dans les lieux à usage collectif, y compris dans les établissements scolaires. Les lycéens se rassemblement ainsi sur le trottoir devant l'entrée de leurs établissements pour fumer.
La demande des proviseurs survient alors que plusieurs lycées parisiens font l'objet des menaces d'attentats, depuis les deux dernières semaines, entraînant l'interruption des cours et la mobilisation des polices. Intervenue sur place, la police n'avait trouvé rien de suspicieux et les établissements scolaires avaient repris leur fonctionnement habituel.
Le plan de sécurité Vigipirate est maintenu au niveau "Alerte Attentat" dans les établissements scolaires depuis les attentats terroristes de janvier 2015, ce qui autorise un contrôle visuel des sacs à l'entrée et un contrôle systématique de toute personne étrangère aux établissements.