Mounir Bennour
25 Février 2021•Mise à jour: 26 Février 2021
AA / Yangon
Le réseau social Facebook a annoncé ce jeudi qu'il avait banni tous les comptes et publications liés à l'armée birmane, à la suite du coup d'État militaire dans le pays survenu au début du mois de février.
La compagnie américaine a confirmé, dans un communiqué, qu'elle traitait la situation au Myanmar après le coup d'État comme une "situation d'urgence", selon l'agence américaine Associated Press.
Et de préciser que sa décision est motivée par les événements survenus depuis le coup d'État, y compris les "actes de violence meurtriers".
La décision de Facebook survient à un moment où les efforts diplomatiques se sont intensifiés pour résoudre la crise politique au Myanmar, où des manifestations anti-coup d'État appellent à la fin de la "dictature militaire" et à la libération des détenus civils, dont la cheffe du parti au pouvoir, la chancelière Aung San Suu Kyi.
Facebook a déjà banni plusieurs comptes liés à l'armée depuis le coup d'État, notamment la chaîne contrôlée par l'armée "Myawaddy TV" et la chaîne publique MRTV.
Le ban a également englobé leurs pages du réseau social Instagram, qui est aussi la propriété de Facebook.
Certaines plateformes de réseaux sociaux, dont Facebook, ont fait l'objet de critiques massives en 2017, de la part de groupes de défense des droits de l'homme, pour leur incapacité à mettre fin aux discours de haine contre la minorité musulmane rohingya au Myanmar.
Facebook a annoncé dimanche avoir supprimé la page principale de l'armée birmane, en raison de sa violation des normes interdisant l'incitation à la violence.
Au début du mois de février, les commandants de l'armée ont mené un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts dirigeants du pays, dont le président Win Myint et la chancelière Aung San Suu Kyi.
À la suite de ce putsch, des manifestations populaires ont eu lieu dans tout le pays et l'administration militaire a annoncé l'imposition de la loi martiale dans 7 quartiers de Yangon et de Mandalay.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.