Saadet Gökce
25 Septembre 2026•Mise à jour: 25 Septembre 2026
ISTANBUL (AA)
Le détroit stratégique d’Ormuz et le détroit de Bab al-Mandab « doivent rester » ouverts, a déclaré vendredi devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur entre les États-Unis et l’Iran.
« Au milieu du fracas des missiles, des drones et des armes, la voix de la diplomatie doit résonner encore plus fort et plus clairement », a déclaré Sharif, qualifiant les deux détroits d’« artères » de l’économie mondiale.
Ils « doivent rester ouverts », a-t-il ajouté, afin de relier les nations plutôt que de devenir des points de blocage de la confrontation.
Concernant l’Accord conjoint de défense de La Mecque signé le mois dernier par la Türkiye, l’Arabie saoudite et le Pakistan, Sharif a réaffirmé que ce pacte « n’est dirigé contre aucun pays », mais constitue plutôt « un engagement collectif en faveur de la défense, de la stabilité et de la paix dans la région, et rien de plus ».
Évoquant le Traité des eaux de l’Indus, dans le cadre duquel l’Inde a cessé de partager des données sur les ressources en eau avec le Pakistan l’année dernière, après une attaque au Cachemire administré par l’Inde qui avait fait 26 morts, il a déclaré que « l’eau ne doit jamais être utilisée comme une arme ».
« Toute tentative visant à arrêter, entraver ou détourner la part des eaux revenant au Pakistan sera considérée comme un acte de guerre », a-t-il déclaré.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz