Mona Saanouni
16 Novembre 2017•Mise à jour: 16 Novembre 2017
AA/Al-Anbar (Irak)/Soleiman al-Qobeissi
Un responsable irakien local de la province d’al-Anbar (ouest) a annoncé, jeudi, que le taux de destruction qui a touché le district d’al-Qaïm, libéré de Daech, a atteint 25%, appelant les organisations internationales et le gouvernement central à y rétablir la stabilité et à le reconstruire.
Le président du Conseil d’al-Qaïm à al-Anbar, Nadhem al-Bardan, a déclaré à Anadolu que "le gouvernement central dans le district d’al-Qaïm (350 km au sud de la ville de Ramadi, centre de la province et près de la frontière syrienne), a dénombré les dégâts dans le district après sa libération de l’organisation terroriste Daech".
"Le taux de destruction à al-Qaïm a atteint 25% en raison des opérations militaires et des actions des terroristes", a-t-il ajouté, soulignant que "le taux de destruction au niveau de l’infrastructure d’électricité est de 100% et de 90% dans les centres gouvernementaux du district".
Al-Bardan a souligné que "les projets d’eau, des municipalités et des égouts ont également été touchés, tandis que le taux de destruction y est variable".
Il a noté que "plusieurs dégâts ont été enregistrés dans plusieurs maisons des citoyens dans la ville d’al-Qaïm, centre du district et dans les zones environnantes".
Al-Bardan a appelé les "organisations internationales et le gouvernement central à Bagdad à reconstruire la ville et à rétablir ce qui a été détruit par les opérations militaires et les actions terroristes perpétrées par l’organisation de Daech dans le district d’al-Qaïm, notamment, l’infrastructure de base".
La ville d’al-Qaïm a été soumise à l’emprise de Daech depuis la mi-2014, tandis que les forces irakiennes ont libéré la ville à la fin du mois d’octobre dernier. Al-Qaïm et les régions environnantes ont subi une destruction sans précédent à cause des opérations militaires et terroristes lancées lors de sa libération.