Mourad Belhaj
23 Mars 2021•Mise à jour: 23 Mars 2021
AA / Ankara
Le ministère chinois des Affaires étrangères a convoqué, mardi, l'ambassadrice du Royaume-Uni à Pékin, pour protester contre les sanctions imposées aux responsables chinois en raison de violations présumées des droits de l'homme au Xinjiang, ont rapporté les médias locaux.
Le vice-ministre des affaires étrangères chinois, Qin Gang, a informé l'ambassadrice britannique Caroline Wilson des mesures de représailles décidées par Pékin, selon le quotidien Global Times.
Cette convocation est intervenue après que le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis aient publié, lundi, une déclaration commune exprimant leur inquiétude face aux "violations des droits de l'homme et aux abus" du gouvernement chinois à l'encontre des musulmans ouïghours dans la région du Xinjiang.
"Le vaste programme de répression de la Chine comprend de sévères restrictions des libertés religieuses, le recours au travail forcé, les détentions en masse dans des camps d'internement, les stérilisations forcées et la destruction délibérée du patrimoine ouïghour", indique la déclaration publiée par le ministre canadien des Affaires étrangères Marc Garneau, le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab et le secrétaire d'État américain Antony Blinken.
Les trois pays ont pris des mesures concertées, parallèlement à celles prises par l'UE.
Pékin a réagi en condamnant fermement les sanctions. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que les sanctions étaient "fondées sur des mensonges et de fausses informations."
"Les accusations contre la Chine sont fondées sur de faux dossiers, des propos tenus par des sources non identifiées, et même la déformation de documents officiels", a déclaré Hua Chunying, porte-parole du ministère, citée par la télévision publique CGTN mardi.
"Ils s'ingèrent dans les affaires internes de la Chine en utilisant des prétextes liés aux droits de l'homme", a-t-elle ajouté.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj