Gözde Bayar
12 Novembre 2023•Mise à jour: 13 Novembre 2023
AA / Ankara / Gozde Bayar
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a salué dimanche la résolution du sommet extraordinaire arabo-islamique sur Gaza relatif à la dénucléarisation dans la région, en raison des armes nucléaires d'Israël.
Le chef de l'État turc, répondant aux questions des journalistes à bord de l'avion présidentiel le ramenant de Riyad, la capitale saoudienne, s'est exprimé au sujet de la résolution du sommet extraordinaire arabo-islamique sur Gaza.
"Pour la première fois, nous proposons une 'conférence sur la dénucléarisation' dans la région en raison des armes nucléaires d'Israël", s'est-il félicité.
La résolution "condamne les actes et déclarations haineux, extrémistes et racistes des ministres du gouvernement de l'occupation israélien, y compris la menace de l'un des ministres d'utiliser des armes nucléaires contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza, ce qui constitue une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales et exige de soutenir la conférence visant à créer une zone exempte d'armes nucléaires de destruction massive au Moyen-Orient, organisée dans le cadre des Nations unies et de ses objectifs pour faire face à cette menace".
Selon le président turc, la question de la dénucléarisation est très importante "car elle permet de savoir quels acteurs soutiennent Israël."
"Il est très important que l'Organisation de la coopération islamique et la Ligue arabe se soient réunies et aient pris cette mesure (résolution), car c'est la première fois dans l'histoire des deux organisations qu'une telle réunion a eu lieu", a-t-il précisé.
Il a souligné l'importance de l'article intitulé "briser le siège" de la résolution pour l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza. Il a déclaré que cet article prévoyait l'entrée immédiate dans la bande de Gaza de convois d'aide humanitaire arabes, islamiques et internationaux contenant de la nourriture, des médicaments et du carburant.
Dans un contexte de pénurie de carburant, d'eau et de nourriture, Erdogan a expliqué que le pays le plus influent, à impliquer, pour convaincre Israël, était les États-Unis.
"Gaza est avant tout la terre du peuple palestinien. Les États-Unis doivent l'accepter", a-t-il ajouté.
Dimanche dernier, le ministre du Patrimoine, Amihai Eliyahu, membre du parti d'extrême droite Otzma Yehudit (Force juive), a déclaré aux médias israéliens que le largage d'une "bombe nucléaire" sur la bande de Gaza était "une option."
Quoique le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ait pris ses distances avec cette déclaration et, selon les médias, ait suspendu son auteur des réunions du cabinet jusqu'à nouvel ordre, cette sortie d'Eliyahu a provoqué un tollé international car elle a été perçue comme un aveu de la possession par Tel-Aviv d'armes nucléaires et de la possibilité de les utiliser contre n'importe quel pays.
Pour la 37ème journée consécutive, l'armée israélienne continue de mener une guerre dévastatrice contre Gaza, faisant plus de 11 100 morts, dont plus de 8 000 femmes et enfants, outre plus de 28 000 blessés, selon des sources officielles palestiniennes.
Le mouvement Hamas a tué au moins 1 200 Israéliens et en a blessé 5 431, selon des sources officielles israéliennes. Il a également capturé environ 242 Israéliens, dont des militaires de haut rang et veut les échanger contre plus de 7 000 prisonniers palestiniens, dont des enfants et des femmes, détenus dans les prisons israéliennes.
Depuis le début de la guerre, Israël a coupé l’approvisionnement en eau, en nourriture, en médicaments, en électricité et en carburant pour les habitants de Gaza, au nombre d'environ 2,3 millions de Palestiniens, souffrant déjà de conditions de vie extrêmement détériorées, résultat du siège israélien en cours depuis que le Hamas a remporté les élections législatives de 2006.
* Traduit de l'anglais par Alex Sinhan Bogmis