Mourad Belhaj
02 Janvier 2021•Mise à jour: 05 Janvier 2021
AA / Syrie
Au moins quatre civils, dont deux enfants, ont été tués et 37 autres blessés lors de trois attentats à la bombe perpétrés dans le nord de la Syrie, ont indiqué samedi des sources locales de sécurité.
Les terroristes ont fait exploser un véhicule chargé d'explosifs sur la place du marché du district de Ras al-Ayn, près de la frontière turco-syrienne, tuant deux enfants et blessant quatre civils. Les blessés ont été transportés à l'hôpital et un incendie déclenché par l'explosion de la bombe a été maîtrisé par les pompiers.
L'armée nationale syrienne et les forces de sécurité locales sont convaincues que l'attentat a été perpétré par le groupe terroriste YPG/PKK.
Une autre voiture piégée a explosé près d'une boulangerie dans la ville de Jindires, dans le district d'Afrin au nord-ouest de la Syrie, tuant un civil et en blessant huit autres.
Aucune partie n'a revendiqué la responsabilité de l'attentat.
Par ailleurs, un civil a été tué et 25 autres blessés, samedi, suite à un attentat à la grenade survenu dans le centre de la province d'Al-Hasakah, dans le nord-est du pays, selon des sources locales.
L'attaque a été menée par les milices de Shabiha, loyales au régime de Bachar al-Assad, ont-elles ajouté.
La milice locale Shabiha, également soutenue par l'Iran, a été fondée par le régime Assad pour réprimer les manifestations pacifiques qui ont commencé en 2011.
Ras al-Ayn a été libéré des terroristes du YPG/PKK le 12 octobre 2019, dans le cadre de l'opération turque "Source de Paix". Cette opération a été lancée pour sécuriser les frontières de la Turquie en chassant le groupe terroriste du nord de la Syrie, à l'est de l'Euphrate, aider au retour en toute sécurité des réfugiés syriens et assurer l'intégrité territoriale de la Syrie.
Les terroristes poursuivent toutefois leurs attaques à Ras al-Ayn et dans la ville voisine de Tal Abyad, malgré leur retrait de la zone frontalière résultant des négociations entre les États-Unis et la Turquie en date du 17 octobre 2019.
Dans sa campagne de terreur de plus de 30 ans contre la Turquie, le PKK - classé comme organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'UE - s'est rendu responsable de la mort de près de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons. Le YPG est la branche syrienne du PKK.
Depuis 2016, la Turquie a lancé avec succès trois opérations anti-terroristes au-delà de sa frontière au nord de la Syrie afin d'empêcher la formation d'un corridor de terreur et de permettre le retour des habitants dans leur pays : Bouclier de l'Euphrate (2016), Rameau d'olivier (2018) et Source de Paix (2019).
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj