Zahir Ajuz
21 Mars 2016•Mise à jour: 22 Mars 2016
AA /Washington/Mohamed Bilel Kinassari
Arrivé dimanche à la Havane, le président américain, Barack Obama a lancé sur son compte Twitter «¿Que bola Cuba? [Comment ça va Cuba ?]» à l'intention des Cubains qui attendaient cette visite considérée «historique».
«Je suis le premier président américain qui visite la capitale cubaine, la Havane, après une rupture des relations qui a duré des décennies. Le président Calvin Coolidge avait visité Cuba en 1928 à bord d’un navire militaire. Le trajet avait duré trois jours à l’époque. Le mien n’a duré que trois heures», a-t-il déclaré lors d’une réunion, à l’hôtel «Havana», avec les responsables de l’ambassade américaine à Cuba.
La réunion devait avoir lieu dans les locaux de l’ambassade américaine à Havane, mais les mauvaises conditions météorologiques ont empêché le président Obama de s’y rendre.
Le chef d’Etat américain a visité, accompagné de sa famille, la vieille ville de la Havane ainsi que sa célèbre Cathédrale, sous une importante escorte.
La visite du président américain à Cuba a suscité une vague de réactions aux Etats-Unis. Les journaux américains ont attiré l’attention sur l’absence du président cubain, Raoul Castro, pour accueillir son homologue américain à son arrivée.
Le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, a écrit sur Tweeter que le président Castro n’a pas accordé de l’importance à la visite d’Obama et ne l’a pas prise au sérieux.
Réagissant à ces critiques, le conseiller national adjoint pour les Communications stratégiques et les Discours des États-Unis, Benjamin Rhodes, a répondu que le protocole d’accueil n’a pas été discuté avec les Cubains et que la Maison Blanche n’est pas contrariée par l’absence de Castro à l’aéroport.
Les deux pays avaient rétabli les relations diplomatiques l’an dernier après leur rupture en 1959 à la suite de la révolution cubaine. Les deux ambassades cubaine et américaine ont rouvert, il y a quelques mois, à Washington et à la Havane.
EZ