Mona Saanouni
03 Novembre 2020•Mise à jour: 03 Novembre 2020
AA / Tripoli
L'ambassade américaine en Libye a salué, mardi, les « courageux efforts » déployés à l’occasion des discussions militaires libyennes, qui ont débuté lundi à Ghadamès, dans le sud-ouest du pays, menaçant de sanctions les parties qui entraveraient le dialogue interlibyen.
C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public mardi par l'ambassade américaine à Tripoli et dont Anadolu a eu copie.
« L'ambassade salue les courageux efforts déployés par les participants libyens aux discussions de la Commission militaire mixte en cours à Ghadamès », lit-on dans le communiqué.
« L'ambassade a fait part de sa « satisfaction de l'action engagée de bonne foi par la quasi-majorité des libyens pour profiter de cette opportunité historique dont dispose la Libye », ajoute le communiqué.
Cependant, poursuit l'ambassade, « il y a malheureusement un petit groupe de libyens (sans le nommer) qui, en coordination avec des parties étrangères, s'emploie à saper le dialogue à piller les richesses de la Libye et à faire prévaloir leurs intérêts personnels ».
S'adressant à ce groupe, l'ambassade a lancé : « Nous Rappelons ceux qui se dressent telle une embûche sur la voie du progrès, qu’ils sont toujours la cible de sanctions ».
Plus tôt dans la journée du mardi, la Mission des Nations unies en Libye avait annoncé le lancement des travaux de la deuxième journée de la réunion de la Commission militaire mixte libyenne (5+5), dans le sud-ouest du pays.
La Commission militaire libyenne mixte (5 + 5) compte dans ses rangs cinq membres représentant le gouvernement libyen légal et cinq membres représentant les milices du général putschiste Khalifa Haftar.
Lundi, la Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye, Stéphanie Williams, a déclaré qu’un « large consensus a été conclu lors du premier jour des discussions militaires libyennes à Ghadamès ».
Dans un communiqué, la Mission onusienne indique que « la réunion de Ghadamès est la première tenue par la Commission militaire mixte sur le sol libyen, après la signature d'un accord portant cessez-le-feu à Genève, le 23 octobre dernier.
Durant trois jours, la commission discutera des mécanismes de mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu permanent, s’agissant notamment de la création de commissions sectorielles ainsi que des mécanismes de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, souligne un précédent communiqué de la Mission.
Sous l’égide des Nations unies les travaux des réunions préliminaires à ces dialogues ont commencé par vidéoconférence, le 26 octobre écoulé, avec la participation de l'ensemble des protagonistes libyens, tandis que la Tunisie accueillera le 9 novembre courant la réunion directe dans une tentative d'identifier une solution politique à la crise libyenne.
Depuis plusieurs années, ce riche pays pétrolier subit un conflit armé. Avec l'appui de nombre de pays arabes et occidentaux, les milices de Haftar disputent au gouvernement libyen internationalement reconnu pouvoir et légitimité, faisant de nombreux morts et blessés parmi les civils ainsi que de considérables dégâts matériels.