Ayvaz Çolakoğlu
16 Octobre 2019•Mise à jour: 17 Octobre 2019
Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a assuré qu'aucune menace ne pourra détourner la Turquie de ces objectifs dans le Nord de la Syrie, en référence à l'opération Source de Paix menée par l'armée turque dans le Nord de la Syrie afin de débarrasser cette région de la présence terroriste et d'y créer une zone de sécurité.
Kalin a animé, mercredi, une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres qui s'est déroulé au palais présidentiel à Ankara.
Au cours de cette conférence, Kalin a commenté les derniers développements en Syrie dans le cadre de l'opération Source de Paix.
"L'opération Source de Paix a permis de déjouer plusieurs pièges à la fois", a-t-il affirmé.
"A une période où tous les équilibres mondiaux changent, cette action de la Turquie pour ses intérêts en a surpris quelques uns"
"Nous accueillons 4 millions de Syriens chez nous, par ailleurs nous aidons près de 3 millions Syriens en Syrie, ce qui représente près de 7 millions de Syriens sous la protection de la Turquie, soit un tiers de de la population totale de ce pays. Y a-t-il un autre pays qui fait cela ?", a-t-il martelé.
"Les menaces de sanctions, les condamnations ne pourront pas nous détourner de notre cause juste."
"Là bas (en Syrie), ce n'est ni la Turquie ni l'opération Source de Paix qui modifient le tissu démographique. C'est le YPG/PYD qui modifie le tissu démographique."
Kalin a déclaré, à propos des développements à Manbij : "Il n'est pas acceptable que le PYD/YPG passe sous le contrôle d'une autre grande puissance et qu'on change le drapeau américain par celui de la Russie."
"Jusqu'à aujourd'hui, sous la protection et le drapeau des Américains, les organisations terroristes ont spolié et se sont déclarés maîtres de ces régions, mais dorénavant ils ne seront pas autant à leur aise. La Turquie est extrêmement décidée à ce sujet."
"Nous n'avons aucun contact officiel avec le régime d'al-Assad"
A propos d'éventuelles sanctions : "Actuellement, une remise en cause du statut de la base d'Incirlik n'est pas d'actualité", a-t-il précisé avant de poursuivre, "la République de Turquie ne laissera pas cela sans réponse"