Esma Ben Said
24 Août 2017•Mise à jour: 24 Août 2017
AA/Paris/Zeynep Ciftci
Le président français Emmanuel Macron, en déplacement à Bucarest jeudi, s'est dit "ouvert" à une adhésion de la Roumanie à l'Espace Schengen, sous certaines conditions.
En déplacement dans la capitale roumaine à l'occasion d'une mini-tournée en Europe de l'Est, le président français s'exprimait au cours de la conférence de presse qui a suivi l'entretien avec Klaus Lohannis, son homologue roumain.
"Depuis plusieurs années, vous êtes en droit de demander votre intégration à l'Europe de Schengen, vous l'avez rappelé. Je sais combien cela est important pour vous. Vous ne trouverez chez moi aucune idéologie sur ce point, j'y suis totalement ouvert", a déclaré Macron.
"Je vous dois simplement une forme d'honnêteté" a-t-il, cependant, suggéré. "L'Europe de Schengen ne fonctionne pas bien et celles et ceux qui en sont membres ne peuvent s'en réjouir" a avoué le chef d'État français.
Poursuivant, Macron, qui s'est dit non-opposé à l'intégration de la Roumanie à l'espace Schengen, mais partisan d'une refonte nécessaire, a expliqué le sens de sa volonté.
"Ma volonté est donc, que dans les semaines et les mois qui viennent, nous puissions accélérer la refonte de nos règles communes en la matière, les clarifier, être plus solidaires, mieux contrôler nos frontières communes, avoir plus de convergence en matière justement de règles communes, d'asile et d'accueil des populations extérieures et que nous vous associions à cette discussion" a noté le président français.
Macron a, en outre, insisté sur "la transformation indispensable de Schengen " mais également, "d'une bonne partie des règles qui aujourd'hui régissent notre fonctionnement".
C'est donc seulement après cette refonte en profondeur du système gouvernant l'espèce Schengen que la Roumanie pourrait être "pleinement associer (...) comme il se doit" aux discussions d'intégration.
L'adhésion de la Roumanie à l'Union Européenne a été réalisée en 2007. Toutefois elle n'a pas encore intégrée l'espace Schengen, puisque cette intégration à la zone de libre circulation requiert à la fois le vote unanime des pays membres et l'accomplissement des conditions techniques.