Hafawa Rebhi
13 Décembre 2017•Mise à jour: 13 Décembre 2017
AA / Irak / Ibrahim Saleh
Le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, a déclaré, mercredi, que la corruption était la cause majeure de l'émergence du terrorisme en Irak, soulignant que son pays se dirigeait vers la reconstruction et prêtait une grande attention à l'environnement, longtemps négligé à cause des guerres.
Al-Abadi, qui s’exprimait en marge de sa participation au ‘Sommet du climat’ tenu à Paris, a déclaré que " la participation de l'Irak aux réunions internationales était essentielle et efficace, et que le monde était redevable à l'Irak pour ses sacrifices, ses souffrances et sa lutte contre le terrorisme".
" La corruption empêche la reconstruction et le rétablissement de la stabilité", a indiqué le dirigeant irakien, expliquant que ce fléau " était l’une des causes majeures qui ont facilité l’émergence du terrorisme en Irak, ce qui rendait impératif, essentiel et vital, la lutte contre toute forme de corruption".
Al-Abadi a indiqué que " la communauté internationale devrait soutenir l’Irak compte tenu des grands succès irakiens ".
Notant l'existence d'une " tendance internationale à soutenir l'Irak ", al-Abadi a souligné que son gouvernement " profitait des réunions internationales pour créer un environnement propice à l'investissement, pour soutenir l'économie et pour la reconstruction de l'Irak, dont les initiatives ont été lancées".
Le chef du gouvernement irakien a par ailleurs évoqué la scène politique intérieure de son pays. " Les Peshmergas (Forces du District du Nord de l’Irak), font partie de nos forces et ont combattu aux côtés de l'armée irakienne pour la libération de Mossoul. Bien que certains aient tenté de désunir les Peshmergas et l'armée irakienne à travers la tenue du référendum de sécession, nous avons déclaré que les Peshmergas font partie des Irakiens et qu'on devrait coopérer avec eux ", a-t-il détaillé.
Le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, était arrivé, lundi, à la capitale française Paris, en marge de sa participation au 'Sommet du climat'.