Arif Yusuf
14 Mars 2018•Mise à jour: 14 Mars 2018
AA/ Irak/ Ibrahim Saleh
Haïder al-Abadi, Premier ministre irakien, a mis en garde, mercredi, contre la corruption affirmant qu’en Irak, ce phénomène est devenu plus grave et plus dangereux que le terrorisme.
Al-Abadi s’exprimait lors d’un congrès sur la coexistence pacifique entre les habitants de la province de Ninive, tenu, mercredi à Bartella, une ville marquée par une forte présence de Chrétiens située à 15 km de l’est de Mossoul, chef-lieu de Ninive (Nord).
"La corruption est devenue plus dangereuse que le terrorisme. Il s’agit d’un ennemi manifeste", a lancé le Premier ministre irakien.
"Nos voulons nous attaquer à la corruption d’une manière profonde via des mesures bien étudiées", a asséné al-Abadi ajoutant : "Vous allez voir les résultats".
Selon l’organisation "Transparency International", l’Irak avait été classé, depuis des années, parmi les pays les plus exposés à la corruption.
Il convient de rappeler que les Irakiens se plaignent encore des pénuries de services publics dont l’électricité, l’eau potable, les services sanitaires et autres, bien que le pays récolte, chaque année, des milliards de dollars grâce à l’exportation du pétrole.
Le Chef du gouvernement, devrait se diriger, plus tard dans la journée, vers la ville de Mossoul en vue d’y inaugurer un pont, franchissant le Tigre, et reconstruit pour relier les deux côtés de la ville.
En décembre dernier, Bagdad avait annoncé avoir repris à Daech toutes les terres que l’organisation terroriste avait dominées depuis l'été 2014 dans le Nord et l’Ouest, lesquelles ont été estimées à un tiers du territoire irakien.
Daech avait donc perdu le contrôle de son domaine au terme de trois ans de combats contre les forces irakiennes, soutenues par la Coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.