Esma Ben Said
26 Janvier 2018•Mise à jour: 26 Janvier 2018
AA/Alger/Karim Kabir
L’armée algérienne a annoncé, vendredi, l’élimination de sept terroristes, qualifiés de « dangereux », près de Khenchela (460 Km sud Est d’Alger), indique un communiqué du ministère de la défense rendu public.
«Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à une embuscade tendue dans la zone d’El Rakhouche, commune de Chechar (Wilaya de Khenchela), un détachement de l'Armée Nationale Populaire (ANP) a abattu le 26 janvier 2018, sept (07) dangereux terroristes », précise le texte.
«L'opération a permis également la récupération de: (05) Cinq pistolets mitrailleurs de type kalachnikov; (01) Fusil à lunette; (01) Fusil semi-automatique de type Simonov; (14) quatorze chargeurs garnis de munition et (04) quatre grenades », ajoute le communiqué.
Selon le MDN, «cette opération intervient dans le cadre des efforts fournis par les unités de l'ANP, pour traquer ces criminels et les éliminer partout où ils se trouvent à travers les quatre coins du Pays ».
Cette opération intervient au lendemain de la destruction dans la région de Tebessa et El Tarf, limitrophes de la Tunisie, de trois bombes de confection artisanales, avait annoncé auparavant le MDN.
Le 22 janvier un détachement combiné de l'Armée avait arrêté neuf (09) éléments de soutien aux groupes terroristes à Batna, non loin de Khenchela.
Malgré une forte diminution de la nuisance terroriste, des éléments isolés tentent de se redéployer notamment dans les régions montagneuses du centre et de l’Est du pays.
Mais le maillage sécuritaire, conjugué à la fermeture des frontières notamment avec le Mali et la Libye étouffent les terroristes encore en activité-dont le nombre est inconnu-qui peinent de plus en plus à s’approvisionner en armements.
Aussi, le Gouvernement n'hésite pas de temps à autre à réitérer son appel aux « égarés », terme utilisé pour désigner les terroristes, pour bénéficier des dispositions de la « charte pour la paix et la réconciliation nationale » adoptée en 2005 par référendum populaire.
Celle-ci accorde le pardon et proclame l’extinction des poursuites à l’encontre des terroristes qui renonceraient à leur activité à l’exception des auteurs de viols et de massacres ou ayant déposé des bombes sur la place publique.
Cette charte a permit d'ailleurs, dès sa mise en oeuvre en 2006, la reddition de milliers de terroristes et la récupération de milliers d’armes.