Muhammed Nehar
04 Juillet 2017•Mise à jour: 05 Juillet 2017
AA/ Crans-Montana (Suisse)
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a affirmé n’avoir perçu aucune attitude positive du côté chypriote grec, lors des négociations qui se poursuivent à Crans-Montana, en Suisse.
C’est ce qu’a déclaré Cavusoglu à la presse, au terme d’une réunion tenue dans le cadre de la conférence sur Chypre en cours à Crans-Montana, en Suisse.
Nous sommes venus à la conférence avec de « bonnes intentions » et nous continuerons en ce sens, a souligné le ministre turc.
«La conférence actuelle sur Chypre en Suisse est la dernière, et doit aboutir à une décision », a-t-il martelé.
Il a ajouté: « Nous savons ce que nous voulons, et nous avons annoncé notre position et nos lignes dès le début », soulignant que la Turquie continuera à œuvrer selon ses principes au cours de la conférence et au-delà.
La Turquie a fait preuve de bonne foi, a-t-il affirmé.
Cavusoglu a cependant déploré : « malheureusement, nous n'avons pas perçu d’attitude positive de l'autre côté, mais des comportements incompatibles avec la confiance, comme des fuites de documents ».
Des efforts considérables ont été fournis pour parvenir à une solution à la question chypriote, a-t-il relevé.
La conférence parrainée par les Nations Unies sur la question chypriote s’est ouverte mercredi dernier, dans la ville de Crans-Montana, en Suisse, avec pour objectif de parvenir à une solution globale à la question de l’île divisée en deux parties, turque et grecque.
Les chypriotes turcs et grecs participent à la conférence, ainsi que les parties garantes, à savoir la Turquie, la Grèce, le Royaume-Uni, et l’ONU.
L'île de Chypre reste divisée entre deux régions turque et grecque depuis un coup d'Etat militaire mené par les chypriotes grecs et la mission de paix de la Turquie en vue de la protection des Chypriotes turcs en 1974.
Devenue membre de l'UE en 2004, la République chypriote grecque a rejeté, la même année, un plan d’unification de l’île proposé par l’ONU.