Tarek Mohammed
13 Avril 2018•Mise à jour: 13 Avril 2018
AA / New York / Mohamed Tarek
Des diplomates des Nations Unies ont déclaré, jeudi, que le Conseil de sécurité des Nations Unies tiendra une session d'urgence vendredi, à la demande de la Russie, pour examiner les menaces américaines de lancer une attaque contre le régime de Bachar al-Assad.
C'est ce qui ressort de brèves déclarations, accordées à Anadolu, par des conseillers des missions permanentes des pays occidentaux auprès Nations Unies, ayant requis l'anonymat.
Cela intervient dans le cadre de l'accélération de la réponse militaire américaine à une attaque chimique menée, samedi dernier, par le régime syrien à Douma, dernier bastion de l'opposition dans la Ghouta orientale, dans le Rif de Damas et qui a causé la mort d'au moins 78 civils et fait des centaines de blessés.
La Mission permanente du Pérou auprès des Nations Unies, qui assure la présidence tournante du Conseil pour ce mois n'a pas confirmé, jusqu'à 19h55 GMT, la tenue de la séance demain, vendredi.
Vassily Nebenzia, représentant permanent de la Russie auprès Nations Unies, a déclaré aux journalistes, plus tôt dans la journée, au siège des Nations Unies à New York, que son pays avait proposé une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, en présence du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres et qui serait consacrée à la gravité des menaces militaires occidentales contre la Syrie.
Nebenzia a mis en garde, dans ses déclarations à la presse, contre les conséquences de l'escalade militaire.
"Nous sommes confrontés à une situation très dangereuse, la première priorité pour tous doit être d'éviter le déclenchement de la guerre, nous espérons que nous n'avons pas atteint le point de non retour. Toutes les nations doivent respecter la souveraineté des autres Etats membres (de l'ONU)", a t-il déclaré.
Le représentant permanent de la Russie a estimé que les menaces du président américain, Donald Trump, de lancer une frappe contre le régime syrien, en guise de punition pour l'utilisation d'armes chimiques contre la ville de Douma, dans la Ghouta orientale, sont une "violation flagrante de la Charte des Nations Unies."