Mona Saanouni
12 Septembre 2017•Mise à jour: 13 Septembre 2017
AA/Ankara/Basher AL-Bayati
Le président de la Fédération des Associations Turkmènes, Aydin Beyatli, a indiqué mardi que le référendum d’Erbil prévu le 25 septembre courant provoquera en Irak des conflits, de l’exclusion, et des massacres, et non pas de la paix ».
Beyatli a déclaré à Anadolu que « les Turkmènes subissent des injustices depuis 15 ans sans interruption».
Il a souligné que « les Arabes en Irak, les Chiites, les Turkmènes et même les Chrétiens, refusent la tenue du référendum ».
Beyatli a également noté que « la tentative d’imposer un fait accompli à Kirkouk (province du Nord) et de l’annexer au District Kurde ne sera pas facile, nous croyons plutôt que ce fait, une fois accompli, entraînera de grands conflits à l’avenir ».
Le référendum, prévu pour le 25 septembre, est non contraignant, et prévoit uniquement de sonder l’opinion des populations des trois provinces de la région kurde, qui sont Erbil, Sulaymaniya et Dohuk, et d'autres régions disputées, sur la sécession de l'Irak.
Les Turkmènes et les Arabes refusent l’inclusion de Kirkouk et d’autres régions contestées dans le référendum.
Le gouvernement du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a précédemment rejeté le référendum sur l’indépendance du Kurdistan, soutenant qu’il n’est pas conforme à la constitution de l'Irak et qu’il nuit aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes.
La Turquie voisine a rejeté la tenue de ce référendum, affirmant que le maintien de l’unité du territoire irakien est lié au maintien de la sécurité, de la paix et de la prospérité dans la région.
Les Etats-Unis ont exprimé, plusieurs fois, leur inquiétude à l’égard du référendum, expliquant qu’il représente une déviation des priorités urgentes, à savoir combattre Daech et «assurer la stabilité du pays». La France a également exprimé son rejet du référendum