Bilal Müftüoğlu
06 Décembre 2015•Mise à jour: 07 Décembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Les Français se rendent dimanche aux urnes pour le premier tour des élections régionales qui ont pour but de désigner le président des régions et de leurs listes départementalisées.
Le premier tour des élections risque d'être marqué par un haut niveau d'abstention, comme c'est souvent le cas en France avec les élections locales. Selon le dernier sondage de l'institut d'enquête Ipsos, réalisé entre le 29 novembre et le 2 décembre, le taux de participation devrait être près de 49%.
Cette estimation représente pourtant un taux de participation plus élevé que les élections régionales de 2010 où le taux d'abstention avait atteint un niveau record avec 53,6%. Les Français avaient aussi boudé les élections départementales tenues mars dernier (50% d'abstention) et européennes de 2014 (57% d'abstention).
Les élections sont par ailleurs marquées par la fusion des régions, passant de 22 à 13 suite à la réforme territoriale de 2015. Comme dans les élections précédentes, la liste recueillant la majorité ce dimanche remportera le scrutin dès le premier tour sans que sa région procède au deuxième tour, qui aura lieu normalement le 13 décembre.
Selon les sondages d'opinion, le parti d'extrême-droite, le Front national (FN), pourrait remporter les élections dans trois régions, une première dans l'histoire de la France.
Le parti de Marine Le Pen pourrait ainsi gagner la région de Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Le Pen elle-même est en position de tête de liste. Le sondage Ifop réalisé entre le 25 et 28 novembre dans cette région attribue notamment 39% des votes au FN au premier tour, et 42% au second tour.
Le FN pourrait aussi remporter dans l'est et dans le sud, notamment dans la région d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine où le vice-président du parti Florian Philippot est tête de liste. Le parti pourrait obtenir 33% des voix ce dimanche et 35,5% le dimanche prochain, selon le sondage Elabe réalisé entre le 26 et 30 novembre.
Dans le sud, la région de Provence-Alpes-Côte d'Azur pourrait passer au FN, notamment sous la présidence de Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Marine Le Pen.