AA - Madrid - Nur Gülsoy
En Espagne, le pouvoir et les partis de l'opposition ont établi un consensus politique afin de coopérer contre le terrorisme et l'extrémisme, suite à l'attentat commis le 7 janvier contre le siège du journal satirique Charlie Hebdo, à Paris.
Le Parti populaire (au pouvoir) et le principal parti de l'opposition, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), se sont mis d'accord sur le projet d'amendement du code pénal, visant une aggravation des sanctions prévues contre les actes de terrorisme et d'extrémisme.
Le Premier ministre Mariano Rajoy et le chef du PSOE Pedro Sanchez ont annoncé leur consentement à l'égard du projet, lundi dans une allocution télévisée.
"Le peuple espagnol et les deux principaux partis politiques du pays se sont mis d'accord pour protéger notre démocratie, nos libertés et nos valeurs, a déclaré le chef du gouvernement. Nous délivrons un message très clair aux groupes terroristes radicaux pour montrer que nous sommes un peuple libre et pas peureux. Ce type de consensus rendent l'Espagne plus forte."
Pour sa part, le chef de l'opposition, Pedro Sanchez a estimé que "l'unité politique est obligatoire pour la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme menaçant directement la liberté des citoyens".
Après son adoption par le Parlement, le projet d'amendement entrera en vigueur, selon les prévisions, au mois d'avril.
Le projet prévoit les sanctions les plus lourdes contre les actes de terrorisme et d'extrémisme. En outre, les sanctions contre le financement du terrorisme et la propagande sur Internet, sont aussi aggravées avec ce projet d'amendement.
L'article le plus controversé du projet porte sur "la détention permanente des suspects, qui devrait être révisée", jusqu'à ce que l'innocence du suspect est prouvée. Le PSOE s'oppose à cet article, tandis que le PP le soutient.