Mona Saanouni
20 Février 2018•Mise à jour: 21 Février 2018
AA/New York / Mohamed Tarek
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réitéré, mardi, l'engagement de la communauté internationale à œuvrer à résoudre le conflit israélo-palestinien sur la base de la Solution à deux Etats, notant l'absence d'une alternative.
L'annonce a été faite lors de la session tenue mardi par le Conseil de sécurité des Nations Unies sur la question palestinienne avec la participation du président palestinien, Mahmoud Abbas, Jared Kushner le gendre et haut conseiller du président américain Donald Trump et des représentants des États-membres.
Dans sa déclaration, Guterres a affirmé qu'il s'est personnellement engagé, ainsi que les Nations Unies, à "soutenir les efforts des parties palestinienne et israélienne visant à parvenir à une solution prévoyant deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues".
Les négociations entre la Palestine et Israël sont bloquées depuis avril 2014. En cause, le refus d'Israël d'arrêter la colonisation et de reconnaître les frontières d'avant juin 1967 comme base pour la solution à deux Etats.
"Nous appelons à une solution qui aborde toutes les questions inhérentes au statut final, sur la base des résolutions des Nations Unies y afférentes, du droit international et des accords mutuels", a déclaré Guterres avant d'ajouter : "Nous n'avons pas de plan B (alternative)".
Le président palestinien présent à la session du Conseil de sécurité de l'ONU a, de son côté, assuré être prêt à reprendre immédiatement les négociations avec Israël.
Il a ajouté que "les négociations peuvent impliquer un léger échange de territoire mais qu'il ne cédera ni Jérusalem-Est ni aucune des résolutions de la légitimité internationale".
Abbas a appelé à la mise en place d'un mécanisme de paix international multilatéral, à l'activation de l'initiative de paix arabe et au gel de la décision américaine ayant reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.
Le Secrétaire général de l'ONU a, par ailleurs, mis en garde contre les répercussions des "conditions désastreuses des Palestiniens à Gaza soumise au contrôle du Hamas depuis des années".
Quelque 2 millions de personnes habitant Gaza souffrent de conditions de vie et de santé extrêmement déplorables. En cause, le blocus imposé à la région par Israël depuis plus de dix ans, soit après la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes.
Guterres a souligné que "le manque de financement de l'UNRWA est une source de préoccupation internationale, les droits humains et la dignité de cinq millions de réfugiés palestiniens étant en danger.
"J'appelle la communauté internationale à intensifier son soutien généreux", a-t-il exhorté.