AA/Al Quds/Abderraouf Arnaout
«Il est impossible de vaincre Hamas dans une opération militaire d’un mois» a affirmé le général Sami Turgeman, commandant de la région sud dans l’armée israélienne, en faisant allusion à la dernière guerre livrée l'été dernier contre Gaza, et qui a duré 51 jours.
Le général israélien a ajouté, lors d’une rencontre tenue lundi avec les autorités locales dans la région de Nahal Oz, au sud d'Israël : «Il y a une autorité à Gaza, qui se comporte en tant qu’Etat. Elle dispose d’un gouvernement, d’un budget annuel, d’institutions. Il y a une autorité au sein de cet Etat, et c’est Hamas».
Le journal israélien «Yediot Aharonot», a rapporté, dans son édition de mardi, les propos du général Turgeman affirmant : «Il n’y a pas d’alternative à l’autorité de Hamas dans la Bande de Gaza». Avant de poursuivre : « la seule alternative au Hamas, c’est l'armée israélienne, ou le chaos».
Le chef militaire a déclaré que «la plupart des citoyens de Gaza voient en Hamas la seule solution à leurs problèmes» estimant «très peu probable» le déclenchement d’une révolte contre le mouvement de résistance islamique.
Turgeman a indiqué qu’il y a «d'autres organisations terroristes dans la Bande de Gaza» soulignant que «la stratégie d’Israël demeure la prévention», depuis son retrait de l'intérieur des frontières de Gaza en 2005.
Il a déclaré: «Notre seul objectif est la prévention, pour empêcher le chaos et prévenir une crise humanitaire. Voici la position de l'Etat (Israël)».
Le général a souligné que «Hamas est aussi intéressé par le calme, mais il poursuit en même temps la mobilisation militaire». L’officier israélien a clamé : «Tous ceux qui croient que le conflit est uniquement militaire, ne comprennent tout simplement pas ce qui se passe. Hamas fait tout son possible pour épuiser notre société. Et cela fait partie de leur réussite. Ils font tout pour nous pousser à utiliser la force contre eux ».
L’officier a affirmé, au sujet d’éventuelles prochaines opérations militaires: «Il faudrait qu’elles durent plus d'un mois pour réussir pleinement. On doit s’y préparer. Mais pour Hamas, le nombre de morts et la dimension des attaques ne représentent pas un critère de réussite ou d'échec. Ce qui importe, pour lui, c’est de ne pas perdre, et de rester au pouvoir ».