Mohammed Maher Ben Romdhane
09 Avril 2019•Mise à jour: 09 Avril 2019
AA - New York - Mohamed Tarek
L'alternative militaire ne peut participer à la résolution de la crise libyenne, a déclaré Christoph Heusgen, représentant permanent de l'Allemagne auprès de l'Organisation des Nations unies (ONU) et président du Conseil de sécurité.
Qualifiant de "tragique" la situation en Libye, mardi, Heusgen a ainsi, affirmé que Ghassan Salamé, envoyé onusien en Libye, évalue encore la situation. Ce dernier a entamé les négociations dans l’objectif d’aboutir à une solution pacifique.
Pour ce qui est du dialogue national libyen, Heusgen a affirmé qu’il est difficilement envisageable actuellement. Il a, en ce sens, exprimé ses profondes préoccupation quant à l’évolution de la situation en Libye.
Les propos du Président du Conseil de sécurité coïncident avec le coup d’envoi d’une session destinée à l’audition de Filippo Grandi, commissaire onusien aux Affaires des réfugiés.
Les forces de Khalifa Haftar ont lancé, jeudi, une offensive militaire sur plusieurs positions au sud de la capitale Tripoli, 10 jours avant le coup d’envoi du dialogue national libyen à Ghadamès au sud-ouest du pays.
Les forces de Haftar sont, ainsi, parvenues à prendre le contrôle de plusieurs villes et localités au sud et à l’ouest de Tripoli à l’instar de Ghorban et de Misrata.
Elles se sont, toutefois, heurtées à une violente résistance à Zaouïa et à Janzour où des dizaines de leurs membres ont été capturés.
Les affrontements les plus violents depuis le début des hostilités se déroulent actuellement au sud de la capitale sur les voies menant à l’aéroport de Tripoli et à Ain Zara et Ouadi Rabii.