AA/Ninive/Jamal Badrani
L’EIIL a exécuté, mardi, quinze membres de la «Mobilisation populaire» (volontaires pro-gouvernementaux chiites) ainsi que des policiers dans les provinces de Salahuddine et de Ninive, au nord de l'Irak. Onze membres de l’EIIL ont été tués à Mossoul dans un bombardement mené par l’aviation de la coalition.
Saïd Hisham al-Hamdani, un ancien président du conseil de la province de Ninive, a déclaré que l’EIIL a exécuté mardi quatre de ses proches. Les parents en question étant des policiers arrêtés depuis six mois par l’organisation à Mossoul.
Il a ajouté dans une déclaration à Anadolu que «Deux parmi les quatre victimes étaient frères. L’EIIL les a exécutés tous les quatre par des balles dans la tête, avant de remettre leur corps au service de la médecine légale de Mossoul».
Dans le même contexte, des partisans de l’EIIL ont publié sur les réseaux sociaux des photos exposant l’exécution de onze prisonniers membres de la «Mobilisation populaire», dans la province de Salahuddine.
Des photos montrent des éléments de l’EIIL masqués et vêtus de noir, tenant un fusil automatique, tandis que les prisonniers sont assis en face d’eux sur le sol, menottés et en uniforme orange. D’autres encore montrent les prisonniers étendus sur le sol, après qu’ils aient été abattus.
Un officier de la police irakienne a par ailleurs affirmé que onze membres de l’EIIL ont été abattus mardi, et 18 autres blessés dans des frappes aériennes ciblant les positions de l'organisation à Mossoul.
L’un des officiers de la police de Ninive, le colonel Ahmed al-Jubouri, a déclaré à Anadolu que «onze membres de l’EIIL ont été tués et 18 autres blessés dans quatre raids aériens menés par des avions de la coalition sur les centrales électriques du quartier d’Aden, à l’est de Mossoul.
L’organisation EIIL a pris le contrôle de Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive (nord de l'Irak), le 10 juin 2014, avant de s’étendre sur de vastes zones dans le nord, l’ouest et l’est de l’Irak ainsi que le nord et l’est de la Syrie, proclamant, dans le même mois, la naissance de l’«Etat Islamique».
Les forces irakiennes et les milices qui lui sont alliées ainsi que des forces Peshmergas (armée du district du Nord de l'Irak) œuvrent à reprendre le contrôle des zones prises par l'EIIL, avec un soutien aérien de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui effectue des raids aériens contre les positions de l’organisation terroriste.