AA / Bagdad / Bouchra Salim
Des centaines de manifestants parmi les partisans du chef du gouvernement irakien dont le mandat a pris fin, Nouri al-Maliki, se sont rassemblés, mercredi, dans le Centre de la capitale, Bagdad, pour protester contre la désignation de Haydar Abadi, chargé de former le nouveau gouvernement, a constaté le correspondant de Anadolu.
Plus d'un millier de personnes, se sont rassemblés dans la place « al-Ferdaous » à Bagdad pour demander l’annulation de la désignation de Abadi pour former le nouveau gouvernement et le respect de la Constitution en chargeant al-Maliki d’un troisième mandat à la primature.
Les autorités irakiennes ont renforcé les mesures de sécurité en déployant des renforts et en bloquant plusieurs artères menant à la place al-Ferdaous.
Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à Abadi et favorables au maintien d’al-Maliki et au respect de la Constitution.
Un des manifestants, du nom de Abou Jabbar (55 ans) a déclaré à Anadolu : « Nous ne céderons pas notre droit électoral même au prix de notre sang».
« Nous continuerons à manifester jusqu’à l’obtention de notre droit dès lors que nous avons pris le risque d’aller aux urnes pour voter al-Maliki et nous ne cèderons jamais ».
« al-Maliki est notre choix, nous sommes tous avec lui et nous l’avons choisi dans la mesure où il a octroyé le droit des veuves et des divorcées et protégé notre pays». a soutenu Oum Mohamed, la cinquantaine bien prononcée, un petit fils dans ses bras.
Certains manifestants ont estimé que la désignation de Abadi est un complot ourdi par Israël, les Etats Unis et Barzani pour faire chuter al-Maliki, demandant à l’Administration américaine de lever «la main sur l’Irak».
La coalition «Etat de droit» (bloc parlementaire d’al-Maliki) avait menacé de descendre dans la rue si la Constitution et les résultats des élections ne sont pas respectés.