Bayram Altuğ,Nur Asena GÜLSOY
18 Janvier 2018•Mise à jour: 18 Janvier 2018
AA – Zurich – Nur Gülsoy
La Suisse fait la sourde oreille aux victimes du terrorisme.
Les Chemins de Fer Fédéraux Suisse (CFF) avaient autorisé la diffusion à la gare de Zurich, d'une publicité dans laquelle on symbolisait Abdullah Ocalan, chef de l'organisation terroriste séparatiste PKK, en décembre 2017.
Par contre, la compagnie a refusé la diffusion de posters par l'Association turque en Suisse (ATS), visant à attirer l'attention sur les victimes du PKK.
L'ATS, considérée comme étant la représentante de plusieurs organisations de la société civile Turquie dans le pays, a vivement critiqué cette décision.
Dans un communiqué publié mercredi, l'ATS a souligné qu'elle voulait attirer l'attention sur les victimes du terrorisme international.
«Cependant, les autorités n'ont pas permis cela et ont censuré la liberté de l'expression, lit-on dans le communiqué. La CFF a permis à certains groupes de diffuser sur des panneaux d'affichage électriques à Bâle, Berne, Lucerne et Zurich, leur appel politique à la libération d'un terroriste. Cela a nuit à la volonté de vivre ensemble en Suisse. Par contre, la demande de diffusion d'un avis par l'ATS concernant les victimes du terrorisme n'a pas été acceptée.»
L'ATS a souligné qu'elle soutient la cohabitation des minorités et des réfugiés en Suisse.
«Si l'appel à la libération d'un terroriste jugé et condamné en Turquie, relève de la liberté de l'opinion et de l'expression, cela doit être le même avec l'approche qui s'oppose au terrorisme.»
Pour l'ATS, les autorités suisses doivent reconnaître la liberté de l'opinion et de l'expression de ceux qui revendiquent la paix et veulent commémorer les victimes du terrorisme.