Barış Seçkin
11 Avril 2017•Mise à jour: 12 Avril 2017
AA/Lucques (Italie) / Baris Seckin
Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a déclaré, mardi, que les ministres du G7 n’ont pas réussi à parvenir à un consensus sur les sanctions proposées à l’encontre de la Russie pour son soutien au président syrien Bachar al-Assad.
Moscou ne devrait pas être « acculée dans un coin » sur cette question, a estimé Alfano, dans des déclarations rapportées par l’agence de presse italienne ANSA.
S’exprimant à la suite de la réunion de deux jours du Groupe des sept (G7) à Lucques, dans le centre de l’Italie, Alfano a déclaré que les frappes de missiles des Etats-Unis, lancées en réponse à l’attaque chimique contre Khan Cheikhoun en Syrie, ont offert l’opportunité de construire une situation nouvelle et positive.
Cependant, le chef de la diplomatie italienne a noté que prendre de nouvelles mesures avant qu’une enquête sur l’attaque à Khan Cheikhoun ne soit terminée « serait erroné ».
Bien que les ministres des Affaires étrangères du G7 soient d’accord sur le fait qu’aucune solution à la crise syrienne n’est possible tant qu’al-Assad demeure au pouvoir, la proposition du Secrétaire britannique aux affaires étrangères, Boris Johnson de prévoir de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou n’a pas été acceptée.
Plus de cent civils ont été tués et cinq cents autres blessés, pour la plupart des enfants, lors de l’attaque à l’arme chimique, perpétrée mardi 4 avril, par l’aviation du régime syrien contre la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, en Syrie.
En représailles, cinquante-neuf missiles ont été tirés vendredi 7 avril à l’aube, depuis les deux destroyers de l’armée américaine, USS Ross et USS Porter, déployés en méditerranée orientale, pour viser des avions, des abris d’avions, des entrepôts de carburant et de munitions, ainsi que des systèmes de défense anti-missiles et des radars dans la base aérienne de Shayrat, relevant du régime syrien.