AA - Bruxelles - Nur Gülsoy
À l'issue de leur réunion à Bruxelles le mercredi 4 juin pour discuter des sujets de politique internationale, les sept économies les plus avancées du monde, le G7, ont déclaré ce qu'elles exigent de la Russie - membre temporairement exclu du groupe, à cause de sa politique vis-à-vis de la crise ukrainienne.
Le groupe des sept, à savoir le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, exige que la Russie reconnaisse les résultats de l'élection présidentielle en Ukraine, qu'elle retire totalement ses troupes à la frontière de l'Ukraine, qu'elle use de son influence sur les groupes séparatistes pour qu'ils laissent leurs armes et abandonnent la violence, et finalement, que le flux d'armes et de militants à la frontière cesse.
Le G7 n'envisage pas un troisième paquet de sanctions supplémentaires contre la Russie, tant qu'il n'est pas nécessaire.
En outre, le président français, François Hollande, a annoncé qu'il a invité les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, à la commémoration du 70ème anniversaire du Débarquement de Normandie.
L'élection présidentielle en Syrie est "factice", selon les pays du G7. Après avoir condamné les "atrocités du régime d'el-Assad" dans la déclaration, le G7 a annoncé "la non validité des résultats de l'élection présidentielle du 3 juin."
Selon François Hollande, "la France était prête à agir en août 2013, suite au constat que des armes chimiques avaient été utilisées par le régime dans les attaques, mais elle est abandonnée toute seule. Il fallait assumer la responsabilité."