AA/Islamabad/Fakhr al-Rahman
Le parlement pakistanais a décidé que le pays ne participera pas directement à l’opération «Tempête de fermeté» conduite par l’Arabie Saoudite contre les Houthis armés au Yémen, mais qu’il fournira le soutien nécessaire pour protéger l’unité du territoire saoudien.
Dans un document voté vendredi, à l’unanimité de ses membres, le parlement pakistanais a demandé au gouvernement de rester neutre, appelé à une solution pacifique de la crise yéménite et exprimé son «extrême inquiétude» quant à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire au Yémen et à l’impact qu’elle pourrait avoir sur la paix et la stabilité de la région. Il a également affirmé son soutien à la stabilité du Yémen et aux efforts humanitaires visant à alléger la souffrance de son peuple.
Le parlement a en outre lancé un appel à toutes les parties en conflit pour qu'elles touvent une solution à leurs différends à travers le dialogue, soulignant que le Pakistan fournira tout soutien à même de "garantir l’intégrité du territoire saoudien et des deux Lieux Saints de l’islam".
L’institution parlementaire pakistanaise a demandé au gouvernement ainsi qu’au conseil de sécurité de l’ONU et à l’Organisation de la coopération islamique (OCI) d’œuvrer pour un cessez-immédiat au Yémen.
Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a déclaré pour sa part qu’il respectera la décision du parlement et s’engagera à l’appliquer.
Depuis le 26 mars, les avions de la coalition menée par l’Arabie Saoudite poursuivent les raids sur les positions des Houthis et des Forces alliées à l'ancien président Salah, dans le cadre de l’opération "Tempête de fermeté" lancée à l’appel du président Hadi à intervenir militairement "pour protéger le Yémen et son peuple de l’agression des Houthis".