Hatem Kattou
16 Août 2017•Mise à jour: 17 Août 2017
AA/ Beyrouth
Selon un communiqué publié par le bureau du grand mufti à l’issue de sa rencontre avec une délégation de l’Instance des Oulémas musulmans au Liban, le cheik Abdel Latif Derian, le mufti du Liban, a réitéré, mercredi, la revendication de fixer le vendredi comme jour de repos hebdomadaire en plus du dimanche.
Annoncée lors de sa rencontre avec la délégation présidée par le cheikh Raed Hlayhel et comprenant environ 150 cheikhs venus des différents districts libanais, la revendication du mufti du Liban intervient parallèlement à la session parlementaire tenue afin de discuter l’augmentation des salaires des fonctionnaires du secteur public et un projet de loi sur l’augmentation des horaires de travail et l’ajout du samedi comme jour de repos supplémentaire en plus du dimanche.
Actuellement au Liban, le repos hebdomadaire est fixé uniquement au dimanche.
Les musulmans du Liban et des représentants du Dar al-Fatwa et de l'Instance des Oulémas musulmans ont rejeté cette proposition et revendiqué que le jour de repos supplémentaire soit fixé au vendredi, plutôt que le samedi.
Le cheikh Derian a indiqué qu'il a communiqué cette revendication au président du Parlement Nabih Berri et au Président Michel Aoun, tout en insistant sur « l’aspect globale de cette revendication islamique ».
« Je n’accepterai guère de travailler le vendredi. Ceci est la position de Dar al-Fatwa», a signalé le cheikh Derian.
« Nous voulons informer le Parlement libanais que nous sommes partenaires dans ce pays (Liban) et qu’il est de notre droit de revendiquer nos droits», a déclaré le cheikh Raed Hlayhel dans un point de presse tenu à la suite de sa rencontre avec le mufti du Liban.
« Nous avons le droit, nous musulmans, d’avoir, en tant que partenaires majeurs, le vendredi comme jour de repos», a-t-il ajouté.
Le cheikh Raed Hlayhel a précisé que l’Instance des Oulémas musulmans appuie le mufti dans sa position contre le projet de loi.
« Nous n’abandonnerons pas notre demande», a-t-il assuré.
Il est à noter que les musulmans du Liban revendiquent, depuis l'indépendance en 1946, «l’équité entre les musulmans et les chrétiens en termes de droits religieux et nationaux».