AA / Tripoli / Mohamed Ennajem
Le premier vice-président du Conseil National Libyen Général (Parlement provisoire) Ezzedine al-Awami a considéré, mardi que les élections législatives prévues mercredi, sont la voie de sortie politique «sécurisée» de la crise qui secoue le pays actuellement.
Dans des déclarations faites à Anadolu mardi, al-Awami a appelé les électeurs libyens à «se rendre aux urnes pour élire les meilleurs à siéger à la prochaine assemblée», dès lors que « l’alternance pacifique au pouvoir est inévitable ».
Un million six cent mille électeurs libyens éliront mercredi, les 200 membres du prochain parlement, qui présidera aux destinées d’une nouvelle phase transitoire, au cours de laquelle un chef d’Etat sera élu et des Législatives seront organisées, et qui appuiera l’instance chargée d’élaborer la constitution.
Al-Awami a exhorté les prochains députés à «tirer les leçons des erreurs commises par l’actuelle assemblée et à respecter les échéances conformément à la feuille de route».
Le premier vice-président a, par ailleurs, demandé à l’ensemble des membres actuels du Conseil et au président Nouri Bousahmein à «s’engager à céder le pouvoir».
Quant à sa position à l’égard des opérations militaires menées par le général à la retraite Khalifa Haftar dans l’Est de la Libye, al-Awami a fait observer qu’il «soutient tout effort consentis en vue de l’édification des structures de la police et de l’armée», exprimant son « franc » soutien aux institutions officielles, refusant ainsi, de faire part « clairement » de sa position vis-à-vis de l’opération de la «Dignité».
Il a, sur un autre plan, relevé que « sa récente visite au Caire, à l’occasion de l’investiture du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, a abouti à une compréhension mutuelle quant à la nécessité de garantir une meilleure coordination aux plans militaire et sécuritaire entre les deux pays ».
Membre du bloc parlementaire libéral « Ya Bladi » (ô mon pays), Ezzedine al-Awami a été élu à son poste suite à la démission de Jomaa M’aatiga, et fait partie des principaux opposants politiques aux blocs d’obédience islamique «Fidélité» et «Justice».