AA/ Bamako/ Moussa Bolly
Trois «terroristes» ont été tués, mercredi matin, lors d’une vaste opération de ratissage menée par l’armée malienne dans la forêt de Sama, localité de Fakola (sud), a appris Anadolu de sources militaires maliennes.
"C’est à partir de cette forêt que les djihadistes avaient attaqué Fakola, dimanche dernier, et ils s’y sont réfugiés en partie après avoir pillé des services publics et les Fonds d’une institution de micro-finance", a précisé à Anadolu, sous couvert d'anonymat, un officier de la zone de défense de Sikasso (Sud-Est).
"A la mi-journée, nos éléments ont tué 3 terroristes dans cette forêt dense de Sama" a-t-il ajouté en précisant "qu’aucune victime n’était à déplorer dans les rangs des forces armées et de sécurité".
Cette localité de Fakola, située dans le cercle de Kolondiéba, région de Sikasso, avait été attaquée, dimanche dernier, par des individus armés qui y ont saccagé des bâtiments et des infrastructures administratives, selon un communiqué du gouvernement.
Cette attaque fait suite à une autre, perpétrée samedi, contre un camp militaire à Nara (Centre), occasionnant la mort de trois militaires.
Toutes les deux ont été revendiquées, mardi, par le groupe armé Ançar Dine dirigé par Iyad Ag Ghaly, ont rapporté des médias français.
Le chef du groupe armé a, au passage, annoncé vouloir "multiplier les attaques en Côte d'Ivoire, au Mali et en Mauritanie, des pays qui travaillent avec les ennemis de l'islam", selon la même source.
Malgré la signature, en juin dernier, d'un accord de paix scellant un conflit pluriannuel entre les autorités maliennes et les groupes autonomistes du Nord, l'insécurité demeure un défi à relever dans ce pays subsaharien.
Le danger vient surtout de groupes armés extrémistes, à l'instar d'Ançar Dine, qui ont été exclus, à ce titre, du processus d'Alger, cadre de médiation régionale et internationale entre Bamako et les groupes de l'Azawad.
Depuis le début de l’année, les attaques armées ont, ainsi, commencé à se propager vers le Centre du pays, frontalier avec la Mauritanie, et le Sud, frontalier avec la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.
La région du Sud, jusque-là épargnée, a été attaquée le 10 juin dernier à Misséni par des individus armés qui ont fait un mort et plusieurs blessés parmi les soldats maliens.
Depuis, l'armée malienne a renforcé ses positions dans la région de Sikasso, particulièrement dans les cercles de Kadiolo, Kolondiéba, Yanfolila et Bougouni dont de nombreuses localités sont frontalières avec la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Guinée-Conakry.