AA/Kuala Lumpur / P Prem Kumar
Le président américain, Barack Obama, a averti la Malaisie que son système judiciaire devait être préparé à faire face à un examen minutieux à la suite de l’emprisonnement de l’ancien chef de l’opposition, Anwar Ibrahim.
Obama a déclaré, lundi soir, que la Malaisie se doit de prouver que l’emprisonnement du leader politique n’aura pas d’«effet négatif» sur sa démocratie.
«La Malaisie possède une histoire démocratique qui doit être préservée. Dans le cas où un chef de l’opposition très connu est accusé d’un crime, il est important que la manière avec laquelle cela est jugé, le degré de transparence et la clarté des preuves soient examinés à la loupe» a déclaré, mardi, le président américain.
«Ce qui n’est pas désirable, c’est une situation dans laquelle la légitimité du processus est remise en cause et qui aurait un impact négatif sur la démocratie en général» a expliqué Obama en s'adressant à un groupe de jeunes leaders des pays asiatiques rassemblés à la Maison Blanche.
La cour suprême de Malaisie a condamné Ibrahim à cinq ans de prison sur le chef d’inculpation de «sodomie sur la personne de son ancien conseiller Saiful Bukhari Azlan», mettant ainsi en péril la carrière politique d’Ibrahim âgé de 69 ans.
Le leader emprisonné ainsi que l’opposition ont critiqué sa condamnation en la qualifiant de «attaque politiquement motivée de la part du gouvernement».
Ibrahim est également un ancien vice-Premier ministre et allié proche des Etats-Unis.