AA/Khartoum
Le président soudanais, Omar al-Bashir, s’est engagé, mercredi, à débarrasser de leurs armes illégales les habitants de la région du Darfour, dans l’Ouest du Soudan, et de réinstaller la population qui s’en est enfuie en raison des violences.
S’exprimant devant ses partisans, lors d’un rassemblement politique dans la ville d’Al-Genaïna, au Darfour, Omar al-Bashir a déclaré que sa priorité était de restaurer la sécurité au Darfour.
Le chef d’Etat soudanais a souligné que la sécurité ne pourrait être rétablie dans la région que lorsque les armes ne seront qu’aux mains des forces gouvernementales.
Le rassemblement à Al-Genaïna est apparemment le premier d’une série de manifestations publiques prévues dans le cadre de la campagne présidentielle d’al-Bashir.
L’élection présidentielle, qui devrait se tenir en avril prochain, est d'ors et déjà boycottée par l’opposition soudanaise.
« Le rétablissement de la sécurité sera suivi par la réinstallation des réfugiés dans leurs villages d’origine et la protection sécuritaire de ces villages » a assuré al-Bashir qui a ajouté que son gouvernement construirait également des maisons aux réfugiés dans leurs villes d’origines.
Depuis 2003, le Darfour est le théâtre d’une guerre féroce entre le gouvernement soudanais et trois mouvements rebelles. Le conflit a causé la mort de plus de 300 000 personnes et déplacé 2,5 millions d’autres, d’après des statistiques des Nations Unies.
Le président soudanais, Omar al-Bashir, est le candidat du PCN pour la présidentielle et se confrontent à quatorze autres prétendants qui ne posent, cependant, aucun réel défi à sa réélection.
Plusieurs groupes de l’opposition soudanaise ont lancé, en début du mois, une campagne pour boycotter les élections.
Al-Bashir est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, soutenu par des factions politiques islamistes, en 1989. Son mandat a été renouvelé lors d’élections organisées en 2010, qui avaient également été boycottées par l’opposition.
Ces derniers mois, l’opposition soudanaise n’a pas cessé de dénoncer une campagne de répression continue contre des chefs de l’opposition et des activistes, qui s’est accrue après de violentes protestations, l’année dernière, contre des mesures d’austérité annoncées par le gouvernement.