AA/Istanbul/Mohamed Cheikh Youssef
Le Réseau syrien des droits de l’Homme affirme avoir enregistré la mort de 2223 personnes en Syrie, en mai dernier, dans la crise qui se poursuit dans le pays depuis mars 2011.
Le Réseau a affirmé, dans un communiqué dont Anadolu a reçu une copie, avoir «documenté 2223 cas de personnes tuées par les principaux protagonistes du conflit syrien», soulignant cependant que les victimes parmi les forces du régime et l’EIIL n’ont pas été recensées.
L’ONG a ainsi documenté la responsabilité du régime et de ses milices, dans la mort de 1 713 personnes dont 1381 sont civils. Parmi ces civils, elle a compté 236 enfants, 186 femmes. 82 personnes mortes sous la torture. Par ailleurs 332 combattants armés ont été tués indique encore l'ONG.
Le rapport affirme que «31% des victimes civiles des forces du régime sont des femmes et des enfants».
Le Réseau des droits de l’Homme a également relevé la responsabilité des forces du parti de l’Union démocratique (kurde syrien), dans la mort de 14 civils, dont 4 enfants et 4 femmes.
Le rapport a recensé 305 personnes tuées par les groupes extrémistes. Le réseau a précisé que 301 personnes ont été tuées par l’EIIL, dont 104 membres des factions de l’opposition armée et 197 civils parmi lesquels, le réseau a comptabilisé 9 enfants et 8 femmes.
L'organisation du Front al-Nosra, a tué quatre civils, dont un enfant et une personne sous la torture.
Le rapport a également présenté les statistiques des victimes des factions armées de l’opposition, affirmant que 102 civils ont été tués entre leurs mains, dont 31 enfants, 15 femmes, et une personne sous la torture.
Le Réseau syrien des droits de l’Homme a par ailleurs relevé que l’intervention des forces de la coalition internationale contre l’EIIL a entraîné la mort de 68 civils, dont 32 enfants, et 19 femmes, au courant du mois écoulé.
Le rapport a aussi «documenté la mort de 21 personnes, dont 5 enfants, et 4 femmes, qui ont perdu la vie, par noyade suite à des tentatives de migration par voie maritime, ou dans des explosions dont le réseau n'a pas pu déterminer l'identité des auteurs, ou encore entre les mains de groupes armés non identifiés par le réseau.
Le rapport a souligné que «les forces du régime ont violé les lois internationales sur les droits de l'homme» affirmant que «plus de 90% des attaques ont été dirigées contre des civils».
L'opposition syrienne cherche depuis mars 2011 à mettre fin aux 44 ans de règne de la famille al-Assad, et à établir un Etat démocratique marqué par l’alternance au pouvoir. Mais le régime syrien a choisi l’option militaire pour arrêter les manifestations, poussant la Syrie dans une spirale de violence. Les combats sanglants entre les forces du régime et l’opposition se poursuivent jusqu’à aujourd’hui.