AA / Sanaa / Ali Aouidha
Les partisans du groupe chiite des Houthis ont afflué, mardi, vers des camps installés aux entrées de la ville de Sanaa, en réponse à un appel lancé par Abdul-Malik al-Houthi, leader du groupe, à "marcher sur la capitale" et à "y observer des sit-in" visant à renverser le gouvernement, selon des témoins oculaires.
Les témoins ont rappoté que «les Houthis ont dressé un camp à l’entrée sud de Sanaa, dans la région de Hezir, et un autre à l’entrée ouest, dans la région d’al-Sabaheya, pour accueillir leurs partisans en provenance des autres provinces».
Le site électronique des Houthis a précisé que «le camp de l’entrée sud de Sanaa accueillera les partisans en provenance des provinces du centre et de l’est (Ibb, Dhamar, Al-Jawf, Marib, Taiz), alors que celui d’al-Sabaheya sera ouvert aux partisans en provenance des provinces du nord et de l’ouest (Saada, Amran, Mahweet, Hajja et Hodaydah)».
Le site ajoute «Les portes des campements resteront ouvertes à davantage d’arrivants en provenance de toutes les provinces du Yémen et ce jusqu’à vendredi prochain».
La journée de vendredi prochain a été désignée par le leader des Houthis, dans son discours du dimanche dernier, comme date butoire pour la démission du gouvernement et le maintien des subventions sur les dérivés du pétrole. Il a menacé, le cas échéant, de "prochaines solutions dérangeantes" qu’il n’a pas précisées.
Lundi, les Houthis ont organisé une marche de deux heures dans la capitale yéménite, Sanaa, appelant à la chute du gouvernement et revendiquant l’annulation de la hausse des prix des dérivées du pétrole.
Le mouvement Chiite Houthi est apparu, pour la première fois, au Yémen, en 1992, établissant ses bases opérationnelles dans la province de Saada. Les nombreux combats entre le groupe armé et l’armée yéménite ont causé des milliers de morts dans les deux camps.