AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti, au pouvoir) n'a jamais opté pour une économie électorale, a assuré le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
Le chef du gouvernement a prononcé mercredi un discours au 8ème Conseil turc de commerce et d'industrie de l'Union des chambres et des bourses de Turquie (TOBB).
"Le danger ou le piège qui attend le parti au pouvoir [avant les élections], c'est l'économie électorale, a-t-il déclaré. Ces douze dernières années, nous avons vu trois élections législatives, trois élections municipales et des référendums. L'histoire et le peuple en sont témoins, nous n'avons jamais mis en place une économie électorale."
Davutoglu a mis l'accent sur les risques d'une économie électorale, qui accumule les déficits budgétaires.
"Nous ne prendrons aucune décision dont les futures générations devront payer le prix, a-t-il affirmé. Nous ne laisserons pas des déficits financiers ou de sécurité sociale aux prochains dirigeants qui seront forcés de les payer. Car nous assumons notre responsabilité. Notre lutte n'est pas un désir passager d'arriver au pouvoir. Notre lutte est pour la reconstruction de la Turquie."
Ainsi, le Premier ministre a estimé que le plus grand piège pour les partis de l'opposition est de promettre de nombreuses choses qu'ils ne pourraient pas réaliser.
Rappelant que les listes des candidats aux élections législatives du 7 juin ont été déposées mardi au Haut Conseil électoral (YSK), Davutoglu a insisté sur le fait qu'AK Parti "ne connaîtra aucun chaos, aucune divergence, malgré certains milieux qui le lui souhaitent".