Mona Saanouni
28 Octobre 2020•Mise à jour: 28 Octobre 2020
AA / Ankara
Le porte-parole du Parti turc de la Justice et du Développement (AKP, au pouvoir), Omer Celik, a souligné, mardi, que « la porte des négociations avec La Grèce est toujours ouverte au cas où Athènes renonce aux tentatives d’imposer le fait accompli ».
Celik, qui animait une conférence de presse, mardi, au siège du parti dans la capitale Ankara, a relevé que la Turquie ne tolèrera pas l’instrumentalisation par la Grèce des négociations pour imposer le fait accompli en Méditerranée orientale.
Il a ajouté que le navire de recherche gazière « l’Oruç-Reis » effectue des activités de sondage sismique durant la période s’étalant du 25 octobre au 4 novembre, à 440 kilomètres des côtes grecques et à 130 kilomètres du littoral turc.
Celik a tenu à préciser que nombre d’experts grecs en droit international rejettent les allégations de leur pays au sujet de la délimitation des frontières maritimes des Etats en Méditerranée orientale, et que certains parmi eux n’expriment pas leurs avis de manière franche, de crainte de faire l’objet de pressions.
Il a ajouté que la Turquie vise, à travers les activités de recherche, à protéger ses intérêts ainsi que les droits de la République Turque de Chypre du Nord.
Celik a insisté que « la porte des négociations avec la Grèce est toujours ouverte, au cas où Athènes renonce aux tentatives d’imposer le fait accompli », a-t-il assuré.
Il a ajouté que « notre président (Recep Tayyip Erdogan) a affirmé l’importance du dialogue pour notre pays lorsqu’il a dit que nous ne serons la partie qui se dérobera de la table des négociations ».
Le porte-parole a indiqué que son pays dispose de la force, de la détermination et de la résolution requises pour apporter la réponse idoine aux parties qui s’emploient à imposer à la Turquie le fait accompli.
Il a relevé que la diplomatie turque dispose d’expertises avérées et d’une grande expérience à l’échelle mondiale, soulignant qu’Ankara reçoit des invitations pour accomplir le rôle de médiation dans plusieurs conflits dans lesquels elle ne fait pas partie et fait sienne le principe de gagnant-gagnant.
Celik a ajouté que la Grèce avait annoncé, récemment, avoir entrepris une série d’activités dans le sud de l’île de la Crète, de façon à violer les droits et les intérêts de la Libye en Méditerranée.
Il a relevé l’appui apporté par la Grèce et la France au putschiste Khalifa Haftar contre le gouvernement libyen légal, soutenu par les Nations Unies.
Commentant la signature, vendredi dernier, d’un accord de cessez-le-feu en Libye, Celik a indiqué : « Tout le monde verra quelle est la partie qui respectera l’accord et celle qui le violera, dans la mesure où une trêve avait été conclue par le passé mais Haftar a poursuivi son agression ».
La Turquie suivra de prés le Forum de Dialogue politique libyen, prévu le 9 novembre prochain en Tunisie, réitérant le soutien d’Ankara à l’intégrité territoriale de la Libye et à l’identification d’une solution à même d’être adoptée par tous les Libyens.
*Traduit de l'arabe par Hatem Kattou