AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé le lancement du processus légal pour l'extradition du prédicateur musulman, Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis. Le Premier ministre a fait l'annonce à l'issue de la réunion du groupe de son parti, le mardi 29 avril.
Le chef du Parti pour la Justice et le Développement (AKP) a fait remarquer que sa relation avec le dirigeant du mouvement Hizmet Fethullah Gülen avaient été bonnes durant ses deux premiers mandats, mais qu'elles s'étaient dégradées à partir de la réforme constitutionnelle de 2010. "Le groupe de Gülen a essayé de s'emparer d'une partie du pouvoir en infiltrant la police (...), et la justice. (...)", a-t-il expliqué.
Le gouvernement turc accuse le mouvement Hizmet que dirige Gülen d'avoir ciblé l'AKP avec l'affaire du 17 décembre. Quatre ministres avaient alors été accusés de corruption et contraints de démissionner.
Erdogan a donc accusé Gülen de former une "organisation parallèle" au sein même de l'Etat turc.
Le Premier ministre a répété à plusieurs reprises pendant la campagne des élections municipales que le mouvement Gülen voulait sa perte, alors que des enregistrements mettant toujours le gouvernement dans l'embarras filtraient dans la presse et sur Internet. En réponse, Erdogan avait invité Gülen à se confronter au verdict des urnes.
Toujours lors de la réunion du groupe de son parti, Erdogan a par commenté son discours du 24 avril à propos des événements de 1915.
"J'espère que, et l'Etat arménien et la diaspora arménienne verront notre avancée courageuse, et je souhaite voir la même approche de leur part", a-t-il affirmé.
"Arrêtons de prôner mutuellement la peur, la rancune et la haine, essayons de comprendre mutuellement nos souffrances, a proposé Erdogan. La Turquie est prête pour cela".
Le chef du gouvernement a également appelé à ne pas rester indifférent devant les condamnations à mort massives en Egypte. "Nous sommes inquiets devant la détention et la condamnation à mort des gens qui réclamaient leurs droits, a déclaré Erdogan. L'indifférence du monde, et l'approbation tacite du coup d'Etat en Egypte, ont joué un rôle dans ces décisions téméraires".