AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, aussi candidat du Parti pour la Justice et le Développement (AKP) à l'élection présidentielle de 2014, a assuré qu'il ne renoncera pas à ses activités et ses luttes même quand il serait élu président.
S'exprimant aux partisans à Samsun (ville dans la région de la mer Noire, au nord), Erdogan a rappelé l'importance symbolique de la ville.
"Mustafa Kemal était arrivé à Samsun le 19 mai 1919, a-t-il affirmé. Il a fait le premier pas vers l'indépendance. 95 ans après, nous faisons un autre pas aussi important, et nous lancerons l'élection présidentielle de la Turquie à Samsun."
"Certains prétendent qu'il n'est pas du ressort de la présidence de la République de construire des aéoroports, des ponts et chaussées", a assuré le chef du gouvernement. "Il revient à la présidence de la République de suivre de près les différentes manifestations et activités et d'oeuvrer à consolider l'unité de la nation. Je ne laisserai pas échapper l'organisation parallèle. Nous parviendrons à démanteler cette structure qui ne cesse de menacer notre volonté nationale.", a-t-il martelé.
Se déclarant satisfait du mandat du président actuel Abdullah Gül, le chef de l'AKP a ajouté: "avec le Président Gül, nous avons fait une performance très différente ces sept dernières années. La Turquie aurait pu être différente si nous avions atteint ce niveau de performance auparavant. J'espère maintenant que notre pays occupera une place encore meilleure avec un président élu directement par le peuple".
"Ce n'est pas à ceux qui détiennent des armes, aux forts, aux élites, aux riches de déterminer qui occupera le plus haut poste de l'Etat, mais au peuple lui-même."
Erdogan s'est aussi attaqué aux principaux partis de l'opposition, en l'occurrence le Parti républicain du peuple (CHP), le Parti d'action nationaliste (MHP) et le Parti démocratique des peuples (HDP).
"Nous étions aux côtés du peuple", a lancé Erdogan. Le CHP, le MHP, le HDP ont tous soutenu l'Etat. Voici la différence. Ils souhaitent que 'le président soit apolitique'. Le CHP et le MHP ne sont pas en quête d'un président de la République, mais plutôt d'un gardien du statu quo.", a-t-il regretté.