AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy - Lorène Barillot
Recep Tayyip Erdoğan, Premier ministre turc et chef du Parti de la Justice et du Développement (AKP), a évoqué l'importance de l'unité et des libertés dans le pays, notamment celle de s'exprimer et de se former dans sa langue maternelle, lors de son discours le 12 mars, pour sa campagne électorale.
Le Premier ministre a accusé plusieurs tentatives de coup d'Etat : "D'abord les manifestants de Gezi, ils ont voulu dégrader la paix et la stabilité. Et maintenant, ils ont voulu saboter la nouvelle Turquie, avec une tentative de coup d'Etat le 17 décembre, le 25 décembre. Que vous le sachiez : l'arbre, l'environnement n'étaient que des prétextes pour les manifestations du parc Gezi. Et alors ? A-t-on eu de bons résultats ? Ils ont brûlé, démoli, avec des cocktails Molotov... Peut-on apporter la démocratie par les Molotov ? Peut-on apporter la démocratie en incendiant, en endommageant les fenêtres des gens ? La voie de la démocratie passe par les urnes."
"Les organisations gauchistes marginales, les anarchistes, les terroristes, les vandales veulent troubler l'ordre dans les rues en s'alliant au MHP (Parti d'Action Nationaliste), au CHP (Parti Républicain du Peuple), au BDP (Parti pour la Paix et la Démocratie) et à la Pennsylvanie. Ne vous inquiétez pas, ne tombez jamais dans le désespoir. Nous allons leur demander de rendre des comptes", a déclaré Recep Tayyip Erdoğan.
Il a appelé le peuple à assurer le progrès du processus de résolution : "il n'y a plus d'armes mais de la politique. Dans la nouvelle Turquie, il n'y a plus de jeunes qui s'engagent dans l'organisation terroriste, mais des jeunes qui peuvent aller étudier à l'université dans leur propre ville", a-t-il affirmé.