AA - Istanbul - Nur Gülsoy
Ce n'est pas le moment de débattre de la succession dans le Parti pour la Justice et le Développement (AKP), selon le président turc, Abdullah Gül.
Le chef d'Etat turc s'est exprimé à l'inauguration de l'exposition des photographes de la présidence, vendredi à Istanbul.
Invité à réagir à la déclaration du Vice-Premier ministre, Bülent Arinc, qu'il (le président Gül) pourrait devenir chef de l'AKP, Abdullah Gül a affirmé: "ce n'est pas le bon moment d'en parler. Nous sommes dans un processus électoral. Je suis, en fin de compte, le fondateur de l'AKP. Ce sont des sujets dont nous discuteront au bon moment."
Après avoir rappelé qu'il est le onzième président de la République turque, Abdullah Gül a déclaré avoir passé sept années bien chargées. "Nous sommes des personnes élues dans un pays démocratique, a-t-il fait remarquer. Chaque personne est élue pour une durée déterminée. On exige des élus qu'ils s'aquittent de la meilleure façon de leur tâche. À la fin du mandat, c'est le peuple qui décide" a dit Gül qui s'est déclaré être très à l'aise à la fin de ces sept ans. "Comme vous le savez, mes fonctions se terminent le 28 août, conformément à la Constitution. Le nouveau processus électoral présidentiel a débuté. Les candidats sont désignés, ils ont officiellement postulé. Nous terminerons ce processus présidentiel avec succès. Pour la première fois, le peuple élira directement le chef de l'Etat, et ce sera un succès pour la Turquie."
Lors d'une réunion le 13 juin, Bülent Arinc avait affirmé que l'AKP a besoin d'une forte personnalité pour occuper le premier plan au sein du parti, si le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est élu président. "L'un des noms les plus indiqués pour ce poste serait Abdullah Gül, s'il accepte et le trouve convenable, avait-il lancé. Mais peut-être que des rumeurs l'ont obligé à dire, 'je n'envisage rien pour après 2015."