Enes Kaplan,Nur Asena Gülsoy
06 Février 2020•Mise à jour: 06 Février 2020
AA – Ankara
"Il n'est pas question de changer les frontières des zones de désescalade", a déclaré le porte-parole de la Présidence turque, Ibrahim Kalin.
Le porte-parole a animé un point de presse durant la réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l'État, Recep Tayyip Erdogan, jeudi au Palais présidentiel à Ankara.
Kalin a indiqué qu'on est entré dans une nouvelle phase dans la question syrienne, avec les attaques continues des forces du Régime à Idleb.
"Notre Président a clairement exprimé les paramètres de cette nouvelle ère, a-t-il affirmé. Le dialogue intense avec les parties iranienne et russe se poursuit. Comme sont convenus le Président russe, Vladimir Poutine, avec le Président Erdogan, une délégation militaire russe arrivera en Turquie pour discuter profondément de la question. […] La Turquie fera le nécessaire pour la protection de ses troupes. Les points d'observation seront maintenus à Idleb. Les zones de désescalade sont celles que nous avons définies dans les accords de Sotchi et d'Astana, il n'est pas question de les changer."
Kalin a ajouté que la protection des civils est aussi importante pour la Turquie.
"La direction turque des Catastrophes Naturelles et des Situations d’Urgences (AFAD) , le Croissant-Rouge et nos autres organisations œuvrent à permettre aux civils de rester à Idleb et à prévenir une nouvelle vague migratoire", a-t-il ajouté.
Insistant que la Turquie assume ses devoirs et responsabilités dans cette question, Kalin a annoncé qu'une "nouvelle réunion d'Astana se tiendrait probablement en mars, et que les travaux se poursuivent".