AA - Ankara - Nur Gülsoy
La presse étrangère a salué Ahmet Davutoglu, chef de la diplomatie turque, dont la candidature à la présidence du Parti pour la Justice et le Développement (AKP), ainsi qu'au poste de chef de gouvernement, avait été annoncée jeudi.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, élu le 10 aout Président de la République, a annoncé la candidature d'Ahmet Davutoglu, député de Konya (Anatolie centrale) et ministre des Affaires étrangères, à la présidence de l'AKP et au poste de chef de gouvernement.
La presse allemande a mis l'accent sur la profondeur de la relation entre Erdogan et Davutoglu.
Le journal allemand Bild a qualifié Davutoglu de "confident d'Erdogan", notant qu'il a une approche qui fait de la Turquie une puissance régionale et mondiale en terme de politique étrangère.
Frankfurter Allgemeine Zeitung a insisté sur la formation qu'a reçue Davutoglu, et ses compétences académiques, dont sa maîtrise de l'anglais, de l'allemand et de l'arabe. Selon ce journal allemand, Davutoglu doit donner la priorité au maintien de l'unité dans l'AKP, au cours de la prochaine période.
Le qualifiant de "géostratége", Die Welt a cependant critiqué la politique étrangère qu'a menée Davutoglu, notant qu'il a causé une rupture avec le passé dans ce domaine.
En Italie, le journal La Repubblica a souligné la fidélité de Davutoglu à Erdogan, précisant qu'il a assuré la poursuite de la lutte contre "l'organisation parallèle".
Selon le quotidien autrichien Kurier, "l'ami fidèle d'Erdogan deviendra Premier ministre". Après avoir donné des détails sur la carrière académique de Davutoglu, le journal a indiqué qu' "il a changé la perspective de la Turquie qui est en effet un pont entre l'Orient et l'Occident."
Au Royaume-Uni, Guardian - se basant à la dépêche d'Associated Press (AP) - a exprimé que cette annonce n'a pas été une surprise: "Erdogan qui planifie d'instaurer le régime présidentiel en Turquie, a déclaré candidat son successeur."
La presse américaine évalue l'arrivée de Davutoglu positivement. Cependant d'après AP, Abdullah Gül a été "disqualifié", d'aucun pensaient qu'il alternerait de poste avec Erdogan.
Pour Wall Street Journal, "Erdogan continuera d'influencer l'AKP et, en parallèle, de renforcer le pouvoir du président."
Les délégués de l'AKP éliront leur nouveau chef de parti lors du prochain Congrès qui se tiendra le mercredi 27 août.