Ayşe Betül Akçeşme
01 Février 2021•Mise à jour: 01 Février 2021
AA / Ankara
Le ministère turc des Affaires étrangères a sévèrement condamné le coup d'État au Myanmar et a souligné que "la Turquie s'oppose à tout type de coup d'État et d'intervention militaire."
Dans un communiqué diffusé, lundi, Ankara a appelé à supprimer immédiatement les barrières s'opposant aux leaders élus et institutions démocratiques.
"Nous suivons avec inquiétude la prise du pouvoir, aujourd'hui, par les forces de l'ordre au Myanmar et nous la condamnons sévèrement, lit-on dans le communiqué. La Turquie est contre tout type de coup d'État et intervention militaire. Nous attendons que tous les leaders élus et les civils placés en garde à vue au Myanmar, soient immédiatement libérés."
Enfin, le ministère a espéré que ce grave développement n'endurcisse pas la situation des Rohingyas qui vivent déjà dans des conditions difficile au Myanmar.
- Coup d'État au Mynmar
Aujourd'hui à l'aube, les dirigeants de l'armée birmane ont procédé à un coup d'État militaire et interpellé les principaux dirigeants du pays.
Des médias ont rapporté que parmi les personnes arrêtées figuraient le Président du pays, Win Myint, le chef de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) au pouvoir, la dirigeante Aung San Suu Kyi et d'autres hauts fonctionnaires.
Cette nouvelle a été annoncée via un communiqué de presse du parti au pouvoir, publié sur son site Internet.
Il est à noter que le coup d'État coïncide avec la première session prévue de la Chambre des représentants, issue des récentes élections législatives.
Mercredi dernier, le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing (gouverneur militaire et chef du coup d'État), a déclaré que la révocation de la constitution approuvée en 2008 pourrait être "nécessaire" dans certaines circonstances.
Samedi, l'armée a annoncé son engagement envers la Constitution du pays, ce que les observateurs ont considéré comme un retrait de la menace du chef de l'armée.
L'armée a publié plus tard un communiqué annonçant que les médias ont mal interprété les déclarations du commandant.
Et d'ajouter que l'armée "est attachée à la constitution en vigueur (...) et exercera ses fonctions dans le respect de la loi et tout en la préservant".
La Constitution du Myanmar a été abolie en 1988, lorsque l'armée a pris le pouvoir.
* Traduit du turc par Ayşe Betül Akçeşme