AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le Conseil de l'Europe a voté vendredi une résolution prévoyant d'attribuer davantage de sièges à la Turquie dans son Assemblée parlementaire, pour une meilleure représentation de la croissance démographique du pays en son sein.
Le nombre des sièges attribués aux parlementaires turcs passe ainsi de 12 à 18, faisant de la Turquie un des pays les plus représentés au sein de l'Assemblée, à l'instar de la France, la Russie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Italie.
Adoptant la résolution rédigée par Andreas Gross, la Commission permanente de l'Assemblée parlementaire (APCE) a estimé que la proposition était ''pleinement justifiée et équitable''.
La résolution aura pourtant besoin de l'accord de l'autre organe statuaire du Conseil, celui du Comité des ministres. L'Assemblée a souhaité à cet égard que le Comité des ministres finalise le processus d'adoption, d'ici l'inauguration de la troisième partie de la session de l'Assemblée, qui aura lieu le 22 juin.
La population des Etats membres est le seul critère qui détermine la répartition des sièges dans l'APCE, conformément à l’article 26 du Statut du Conseil de l'Europe. En effet, la France (66 millions), le Royaume-Uni (64 millions) et l’Italie (61 millions) ont toutes une population inférieure à celle de la Turquie (77 millions) et détiennent traditionnellement 18 sièges à l'Assemblée.
D'autre part, l'APCE a réitéré son soutien à la demande formulée par la délégation turque, à savoir l'introduction du turc comme une sixième langue de travail à l'Assemblée, avec le français et l'anglais comme les langues officielles mais aussi le russe, l'allemand et l'italien. L'officialisation du turc comme langue de travail dépend du budget alloué par le Conseil de l'Europe, a tenu à préciser l'APCE.
A cet égard, la Turquie avait affirmé le 13 mai son souhait de devenir le sixième plus grand contributeur au budget du Conseil. En effet, la Turquie débloquera 34 millions d'euros par an pour le budget du Conseil à partir de 2016, contre la somme actuelle de 14 millions d'euros, avait fait savoir le ministère turc des Affaires étrangères.