Burcu Çalık,Nur Asena GÜLSOY
11 Août 2017•Mise à jour: 12 Août 2017
AA – Ankara
La Turquie veut récupérer ses chefs d'oeuvres pillés par l'Europe.
A la quête du patrimoine historique turc, le ministre turc de la Culture et du Tourisme mène depuis des années un intense combat pour récupérer les milliers d'œuvres historiques pillées et emportées illégalement à l'étranger.
D'après les informations obtenues par Anadolu, les travaux sont menés par la Direction générale du Patrimoine Culturel et des Musées rattachée au ministère.
Ainsi, des experts recherchent ces œuvres dans les expositions et dans les différents ventes aux enchères internationales.
Le ministère formule ensuite des demandes écrites afin de récupérer les oeuvres identifiées, auprès des institutions qui les détiennent.
C'est notamment le cas d'œuvres exposées au musée du Louvre en France et au musée David Samling au Danemark, pour lesquelles la Turquie a multiplié les demandes depuis 2003.
Un panneau de céramique qui ornait la tombe du Sultan Selim II, situé dans le jardin du musée Sainte Sophie à Istanbul, a ainsi été repéré au musée du Louvre.
Le panneau avait été pillé de la Turquie en 1880.
En outre, la Turquie a demandé au Danemark de restituer sept œuvres exposées au musée David Samling.
Il s'agit du sphinx de Diyarbakir (province turque dans le Sud-est), du sarcophage de Seydi Mahmut Hayrani d'Aksehir (district de la province de Konya en Anatolie centrale), d'un heurtoir de la mosquée Ulu à Cizre (district de la province de Sirnak, Sud-est), de pages d'un exemplaire du Coran appartenant à la bibliothèque Nuruosmaniye (Istanbul), d'un chandelier de la tombe de Haci Bayram Veli (Ankara), d'un tapis et d'une lampe de la mosquée Esrefoglu (Konya).
Selon les informations obtenues, les musées cités n'ont toutefois pas donné suite aux demandes faites par la Turquie.
L'administration du musée du Louvre n'a pas répondu aux demandes écrites du ministère turc, et celle du musée David Samling a déclaré qu'elle ne rendra pas ces œuvres.
Il est à noter que le ministère turc poursuivra ses démarches pour récupérer les œuvres, malgré le silence ou le refus de ses interlocuteurs.